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 simple equation. (cal)

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Clare Buchanan
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MessageSujet: simple equation. (cal)   Dim 16 Avr - 17:27

clare buchanan + cal mcleod
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il avait du mal à respirer. tu étais là, plantée. tu ne savais pas quoi faire. ton maitre de stage soupirait. shall we report the interview? i mean, i need your wife to be here for.. that kind of thing. il avait perdu toute humanité. cet homme en avait vu de toutes les couleurs. cette affaire d'enfants morts n'était pas la première; ne serait pas la dernière. mais pour clare, c'était une torture. elle tremblait, à chacune des entrevues. revivant encore et encore la scène. les médicaments, dans ce gobelet de papiers. le lit d'hopital à ses cotés. elle se revoyait les avaler, s'allonger, patienter, le temps que la douleur aparaisse, que la douleur cesse. tu avais saigner, tu avais hurler. ce n'était pas facile. tu frissonnais. yes, of course. i'm sorry. she is really affected by the situation.. il levait les yeux vers ton maitre de stage, puis vers toi. le bleu de ses yeux se fondaient dans les tiens. il avait les larmes aux yeux. l'image d'un homme meurtri, mais qui survit. tu acquiesçais, détournais le regard. of course, we understand. ton maitre de stage se levait. l'homme en face aussi, s'appuyant toutefois sur l'accoudoir, comme s'il était déstabilisé, perdu, ressentant des vertiges. tu aurais aimé contourner le bureau pour aller l'aider. mais tu n'avais pas le droit. ces flashs te figeaient sur place. just call me when you and your wife are ready. take your time. ils seserraient la main, une poigne d'homme. le jeune homme te fit un signe de tête et sortit. what a mess, clare.. this will never end.. she will never be tough enough. tu regardais ce maitre de stage pessimiste. il ne comprenait pas. il ne pouvait pas comprendre la douleur de la perte d'un enfant. may i? en te dirigeant vers la porte. tu ne lui posais pas vraiment la question, tu lui signifiais ton départ. tu regardais, à droite, à gauche. tu voyais alors l'homme aux mains dans les poches, l'homme au dos courbé, l'homme à la vie brisée. mr. mcleod? il ne semblait pas entendre. du haut de tes talons aiguilles, tu te décidais à accélérer le pas. mr. mcleod? tu poasis ta main sur son épaule. il se retournait, perturbé. il te reconnaissait. tu reprenais une distance de sécurité. forgive me, sir.. i just saw you, leaving like that and, it was harsh for me because you looke like a nice man and.. tu te perdais. dans le bleu de ses yeux. dans son regard de chien battu. dans son état-d'âme que tu ne pouvais qu'effleurer et que pourtant, tu connaissais. let me buy you a drink. it seems like you need it. tu souriais. ce n'était pas méchant. il avait surement compris que tu ne voulais pas l'alpaguer, juste l'aider. it seems like you need to talk.
il souriait en retour. un retour frébile, mais qui semblait dire oui.
une fois dans ce bar, tu t'asseyais sur l'un de ses tabourets trop haut, tu lui proposais de s'installer à tes cotés en tapotant le siège. il souriait, et montait à tes cotés. le serveur arrivait. two margaritas. and when they'll be empty, please, poor it again. it will be a long night. le serveur sourit et partit. tu te retrouvais là, assise à coté de cet homme, divinement beau, que tu avais invité. tu ne savais par où commencer. i know, it could be a lame question but.. how are you? tu le regardais, il te regardait. how are you really doing? il devait comprendre que tu ne voulais pas entendre la façade qu'il donnait à tout le monde. tu voulais la vérité. la profondeur. tu voulais tout. tu voulais l'aider, le délester de ce poids qui lui pesait.


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Cal McLeod

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MessageSujet: Re: simple equation. (cal)   Dim 16 Avr - 18:32



Il ne savait pas quoi dire, quoi faire. Elle s'était enfuie, encore une fois. Ce serait mentir que de dire qu'il ne l'avait pas senti venir. A partir du moment où l'avocat avait commencé à prononcer le prénom de William, il l'avait senti faiblir sur sa droite. Il ne l'avait pas regardé, juste observé du coin de l'oeil, car si leurs regards se croisaient, il savait que c'était peine perdue. Mais même sans un regard, elle avait craqué. C'était presque devenu une habitude depuis quelques temps. « Yes, of course. I'm sorry. She is really affected by the situation. » Déglutissant avec difficulté, il se contentait de fixer l'homme en face de lui, puis son regard déviait sur la jeune femme. La bouche entrouverte, il n'avait pas les mots. Lui aussi était dans la même situation, mais il ne s'enfuyait pas. Il se giflait mentalement pour avoir pensé ça, il ne pouvait pas lui en vouloir, pas pour ça. La jeune femme lui disait qu'elle comprenait et qu'il n'avait qu'à l'appeler quand les choses iraient mieux. Si elles vont mieux un jour. L'avocat se levait, alors il suivait le mouvement et serrait sa main. Il ne savait pas si c'était sa peine qui lui donner envie de lui coller son poing dans la figure ou si c'était son air arrogant et détaché vis à vis de la situation. Peut-être un peu des deux. Titubant presque, il s'empressait de quitter la pièce, il se sentait étouffé à l'intérieur. Ils n'en finiraient jamais de cette procédure, il ne savait pas si Moïra pouvait le faire, et finir à ses rendez-vous à chaque fois en vain ne faisait que rouvrir la plaie et remuer le couteau à l'intérieur. De temps à autres, il parvenait à atteindre une certaine paix d'esprit, le travail, ses sœurs, tout lui changeait les idées, mais lorsqu'il se retrouvait seul dans leur appartement si vide, qu'il voyait les affaires de William ou qu'il venait à un rendez-vous avec un avocat qui répétait trente fois le prénom de son fils et que sa femme le laissait seul face à lui, il perdait pied à nouveau. Alors il se relevait et il recommençait.

Les mains plongées dans ses poches, il marchait le long du couloir en prenant soin d'éviter de rentrer dans quelqu'un. Perdu dans ses pensées, il n'avait pas entendu son nom, puis une pression sur son épaule le faisait sursauter. Les sourcils froncés, il tentait de se concentrer pour comprendre ce qu'elle lui disait. Il se contentait de la fixer alors qu'elle lui proposait d'aller boire un verre, soulignant qu'il avait l'air d'en avoir besoin. Grattant son front du bout de l'index, il hochait la tête esquissant un début de sourire. Boire n'était sans doute pas la meilleure des idées, mais il n'avait pas la force de réfléchir à ce qui était bien ou non. Son regard bleu se perdait au fond de son verre de margaritas entendant au loin la voix de la jeune femme qui lui demandait comment il allait, réellement. Un rire nerveux traversait alors ses lèvres. « I don't know. » Les coudes posés sur le bar, il passait une main lasse dans ses cheveux, les yeux humides, le cœur brisé. « Honestly, I don't know. I just- » Sentant sa voix se casser, il s'arrêtait là et se pinçait les lèvres. Une gorgée, il fermait les yeux pour l'apprécier. « I don't know what to do. Moïra doesn't want to talk to me anymore, I'm just lost. » Il marquait une pause et levait les yeux vers elle. « I miss him. » Il ne savait pas ce qui lui prenait à se confier à quelqu'un qu'il ne connaissait absolument pas, mais c'était peut-être ça qui était rassurant. Elle ne le connaissait pas, elle ne le jugeait pas.
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MessageSujet: Re: simple equation. (cal)   Dim 16 Avr - 20:41

clare buchanan + cal mcleod
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il n'était pas bavard. tu ne lui en voulais pas. comment faire? après tout ce qu'il avait souffert. le simple fait qu'il accepte de te voir en privé, loin de ses bureaux, loin de cette ambiances glauques, prouvait qu'il avait envie de s'en sortir, qu'il avait besoin de sortir. l'échappatoire. un soir. si seulement, pour cette fois, il pouvait se sentir bien, passer un moment qui n'était pas atroce, rongeait par la mort. tu n'espérais pas plus que de lui rendre un brin de sa vie agréable. non-détestable. tu aurais aimé qu'on le fasse pour toi, à une période bien précise. malgré ton jeune âge, tu savais ce qu'était un stress post-traumatique, et tu savais qu'il fallait aider les personnes. du moins, essayer. tendre une main. peut être qu'on nous la renverrait dans la figure, peut être qu'on la prendrait; comme il l'avait fait. il regardait sa margarita, jouait avec du bout de ses doigts. il s'occupait. se concentrait. focalisait sur autre chose que sur ce trou béant dans son existence. i don't know réponse qui t'arrachait un léger sourire, sourcils froncés. cette réponse basique. cette réponse classique. mais tu étais contente, car il tentait de répondre. honestly, i don't know, i just.. les larmes lui montaient aux yeux, sa gorge se nouait. tu le sentais. tu ne disais rien. tu préférais laisser le temps et son esprit opérait. il buvait. vite. il savait que l'alcool allait l'aider. i don't know what to do. moïra doesn't want to talk to me anymore, i'm just lost. tu serrais les dents. tu avais bien vu la distance entre l'époux et la femme, il y a de cela quelques heures. ils ne se touchaient plus, ne se regardaient plus. tu comprenais son désespoir, à demi. il avait perdu son fils, il perdait aussi son amie. c'était injuste. des relans acides de ton passé refaisaient surface. tu buvais. c'est lorsque tu reposais ton verre qu'il tournait la tête vers toi et te fixait de ses yeux bleu troublant. i miss him. tu soufflais fortement. ton coeur se brisant. encore et encore. tu as du avoir une grimace, de quelques micro-secondes. et tu te ressaisissais. c'était lui que tu devais aider. tu inspirais fortement. of course this tragedy is barely bearable. your wife has her own way to process it. she will come around, eventually. tu savais qu'elle s'isolait. qu'elle avait besoin d'haïr la terre entière. elle devait pourrir tout sur son passage. l'injustice. l'aigreur. tu buvais. finissais ton verre d'une traite. tu faisais signe au barman de te remettre la même chose. mr. mcleod, i don't know you quiet well, i just know this person on the paper, suing the state for moral damages. and you don't know me either. but, i think that we have a lot in common. and, just so you know: you can rely on me, when you need it. i can be your friend, i can help you get thru this. tu rapprochais ta main de lui, sur le bar, ouverte, accueillante, sympathique. you need someone you can truly talk to. and i can be this someone. i want to. la véracité de tes propos te choquaient presque. il te regardait, surement interpellé par ta proposition. i lost a child, too. i know the feeling. i know the pain. i know how much you can regret theses days with him that you'll never have. it's a real torture. but you will get trhu it. you will feel again. you will love again. i may be young and completly delusionnal, but i truly believe in karma. the best is yet to come, mr. mcleod. c'était sorti comme ça, aussi facilement qu'un bonsoir. tu déglutis fortement, détournant le regard. retrouvant le verre plein entre tes doigts. tu tremblotais pour l'attrapais et pour l'amener à ta bouche.
c'était la première fois de ta vie que tu le formulais ainsi.

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MessageSujet: Re: simple equation. (cal)   Lun 17 Avr - 18:09




Son attention était fixée sur le verre entre ses mains. Il suivait du regard les glaçons flottant et se cognant contre les parois transparentes. On lui avait répété maintes et maintes fois que les gens ne réagissaient pas de la même façon lorsqu'ils sont confrontés au deuil. Il n'y avait pas cru pendant longtemps. De son point de vue, il était possible de juger de la sensibilité d'un être rien qu'en le voyant réagir à un décès. Mais il s'était trompé, car s'il suivait cette idée, il passerait pour un homme sans cœur, égoïste même peut-être. Il ne passait pas ses journées à pleurer enfermé chez lui, parce qu'il n'avait plus de larmes à verser sûrement, mais parce qu'il savait pertinemment que ça ne ramènerait pas son enfant. N'était alors pas un signe de force, de courage ? Loin de lui l'idée de se glorifier, il détestait faire ça. Il avait changé d'avis finalement. Aller au restaurant tous les jours, travailler, prendre soin de ses sœurs était sûrement plus dur à faire que de pleurer la mort de son fils. C'était sa façon à lui de faire son deuil, de passer à autre chose, sans pour autant oublier. Il secouait sa tête de gauche à droite se mordant l'intérieur de la joue. L'inverse était certainement vrai pour Moïra et il ne pouvait pas lui en vouloir, il comprenait à présent qu'ils ne pouvaient pas accepter la perte de la même façon, au même moment. Il lui fallait plus de temps, de la solitude, il le comprenait. Mais la voir réagir de la sorte le faisait se questionner. Peut-être réagissait-il mal à la situation, peut-être avait-il eu tort de retourner travailler aussi tôt, peut-être était-ce la raison pour laquelle elle l'évitait. Il buvait une gorgée, puis après quelques secondes d'hésitations finissait son verre d'une traite. Ces incertitudes lui martelaient le crâne et lui donnaient la nausée. Il lui en voulait de le laisser seul. Lui qui pensait avoir perdu son fils avait finalement perdu sa famille dans sa totalité. C'était la chose qu'il voulait le moins au monde en ce moment, être seul, alors que Moïra ne semblait courir qu'après ça, le silence, la solitude.

Il n'en disait rien, mais il était reconnaissant, pour ce verre, pour cette tentative de sauvetage. Sans même réfléchir, il lui avait dit ce qu'il avait sur le cœur, ce qu'il ressentait et qu'il était incapable d'extérioriser devant qui que ce soit. Sûrement par fierté et parce qu'il ne l'avait jamais fait que devant sa femme. Les mots qu'il avait prononcé résonnaient encore dans son esprit alors qu'il lâchait le regard de la jeune femme. Replongeant son regard dans son verre à nouveau rempli, il écoutait attentivement ce qu'elle avait à lui dire. Il bloquait sur le dernier mot qu'elle avait prononcé. Elle finirait par revenir. Il voulait savoir quand et puis qu'est ce qui garantissait qu'elle finirait par lui revenir ? Et s'ils n'arrivaient pas à se retrouver, à se pardonner quelque chose dont ils étaient nullement coupables, et si ça finissait par avoir raison d'eux, de leur mariage ? Il ne pouvait empêcher cette larme de rouler sur sa joue. « What if I need her to get through it ? » Encore un rire nerveux. Puis il relevait les yeux vers elle lorsqu'elle disait avoir des points en commun avec lui. Il devait s'avouer intrigué et ses sourcils froncés en étaient les témoins. Un soupir traversait ses lèvres sans même qu'il s'en rende compte. De par ses paroles, elle venait d'enlever tout ce poids qu'il portait sur ses épaules depuis sept mois. Il se sentait soulagé d'avoir quelqu'un à qui parler, à qui se confier. « Thank you, really. » Les seuls mots qu'ils avaient réussi à articuler. Un raclement de gorge et il buvait une autre gorgée de son verre ne pouvant empêcher sa main de trembler.

Son regard se posait à nouveau sur elle, mais cette fois, un regard plus doux, compatissant. Il n'avait pas été seul tous ces mois, ses amis avaient été présents, ses demi-soeurs aussi, et ça l'avait sans doute aidé à avancer, mais au fond, il ne cessait de se répéter qu'ils ne pouvaient pas comprendre, ils ne pouvaient même pas imaginer une seule seconde ce que c'était que de perdre un enfant, son enfant. Mais elle pouvait comprendre, elle l'avait vécu aussi. « I'm-I'm so sorry. » Il marquait une pause, hésitant avant d'ajouter. « What happened ? » Il savait à quel point en parler pouvait être libérateur, il ne faisait que lui tendre la main comme elle l'avait fait plus tôt. Il esquissait un léger sourire à sa dernière phrase. The best is yet to come, Mr. McLeod. Il soufflait comme s'il avait retenu son souffle pendant trop longtemps. Il espérait qu'elle avait raison, il espérait tellement.
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Clare Buchanan
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MessageSujet: Re: simple equation. (cal)   Mar 18 Avr - 0:55

clare buchanan + cal mcleod
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la situation était inédite. autant pour toi que pour lui. il le sentait. toi aussi. vous n'aviez pas l'aisance des gens qui se connaissent depuis longtemps. mais vous n'aviez pas on plus ce blocage des gens qui ne savent pas ce qu'ils font là. tu te sentais bien, en la présence de ton client. certes, tu dépassais quelque peu la barrière de la relation professionnelle, mais par moment, il faut savoir entraver la loi pour faire les choses qui nous semblent bien. et te retrouver, ici même, à boire ces multiples verres, en compagnie de mr. mcleod, te semblait être la bonne chose à faire. pour lui, pour toi. pour vous. pour votre thérapie de groupe. pour votre acceptation de la misère qui s'abattait sur vous. tu sentais cette tension retombait, les barrières s’effondrer, doucement mais surement. peut être allais-tu réussir à le faire avancer, plus que toi tu ne l'avais fait. et ce serait là bien une chose dont tu serais plus que fière. aider. tu étais née pour ça. née pour faire avancer les gens. née pour épauler les âmes déplorées, les âmes esseulées. ton métier était une facette de toi. cette lionne somnolant au fond de tes entrailles. tu pouvais la laisser s'exprimer, vomir ta haine envers l'injustice de ce pays, de ce monde, de cet univers, lors des procés auxquels tu plaidais. ton agressivité était canalisé par ton métier; et par clive, de temps à autre. tu souriais, en pensant au blond. à tout moment, il t'appelerait, pour te dire qu'il serait devant ton cagibit à 21h précise, et tu l'engueulerais de te donner des ordres, pour au final finir par te laisser faire pendant des heures sous les draps. ses pensées érotiques, tu savais qu'elles pointaient le bout de leur nez à cause de l'alcool qui te montait à la tête. responsable, tu décidais de lacher ton verre un moment, le temps de redescendre. c'est alors que l'homme à tes cotés décidait de rouvrir les vannes de son désespoir. what if i need her to get through it ? tu comprenais. les deux points de vue. tu comprenais le sien, qui avait besoin de sa femme, vivante, battante, étincellante, pour lui traverser ces moments atroces. et tu comprenais cette femme,désemparée, amaigrie au possible, qui n'avait plus envie de continuer, plus envie d'endurer. tu étais tiraillée. tu posais ta main sur son épaule. she will. more quickly than you can ever think. but i know that, at this point, time is your worst enemy. if you don't want to fight with you wife, fight with the time. look at him in the eyes and tell him to get the fuck out of your life. you need space. you need to be whenever you want to be, wherever you want it to. fuck the time. fuck everything, except your wife. tu utilisais des mots crus, mais peut être que cela aurait un impact. il te souriait, discret, secret. thank you, really. et tu ne pouvais répliquer autre chose qu'un simple trully, i'm not doing anything. you are. thank you. il te regardait à nouveau, de ses yeux divins dans lesquels tu adorais te plonger. un petit plaisir comme ça, juste comme ça. un désir humain, tu n'allais pas le nier. l'ignorer aurait été te mentir. il valait mieux l'accepter et le gérer à ta manière. tu en profitais autant que tu l'aidais. et lui aussi, allais t'aider.
après que tu ais déversé ton flot de parole, tu avais rebut. tu ne pouvais tenir. tu avais du mal à réaliser que tu avais dit tout ça à un inconnu alors que tes plus proches amis n'en savent rien. i'm-i'm so sorry. tu répondais instinctivement. oh, please, don't be. tu attendais que le serveur te resserve pour te remettre à parler. i said i lost a child. that's true. but it's not in the same way as you do. et il te regardait, l'air grave. what happened? tu inspirais. tu regardais, à droite à gauche. tu cherchais un échappatoire. tu amenais le verre à tes lèvres. cette fois-ci, l'homme en face de toi te l'enlevais des doigts et le reposait sur le comptoir. il avait compris. tu inspirais, déglutis, te lançais. i was a child, i wasn't old enough. i decided to "get rid of it", as they said. tu regardais le sol, honteuse. but there is not a single day, not one, where i don't think about it. a he, a she. i don't even know. and i have these dreams. these powerful dreams of her, of him, asking me why i murdered her or him. tu reprenais ton souffle. my situation is different from yours, i know.. but i think that i can relate to how you are feeling right now. as i said, those days, lost forever. those smiles that you will never see. those experiences that you will never have. it's killing you from the inside. tu t'autorisais à récupérer ton verre et à tremper le bout de tes lèvres dans l'alcool frais. what is your best memory with him, with william? tu ne savais pas comment il allait pouvoir réagir. s'il allait t'en parler, s'il allait fuir, s'il allait t'engueuler. mais tant pis, tu tentais.

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MessageSujet: Re: simple equation. (cal)   Mer 19 Avr - 17:28



Il n'était pas bavard. D'habitude, il l'était, plus que raisonnablement même ce qui avait le don de faire rire Moïra, mais depuis quelques temps, les mots avaient du mal à traverser ses lèvres. Il avait bien du mal à dire ce qu'il fallait et articuler ce qu'il ressentait était parfois plus douloureux que libérateur. Elle posait sa main sur son épaule ce qui eut pour effet de le faire sursauter légèrement. Le temps. En effet, il semblait être son ennemi, leur ennemi. Tout tournait autour de lui. Combien de temps leur faudrait-il pour panser leurs blessures ? De combien de temps Moïra avait besoin avant d'accepter de le revoir sans fondre en larmes ? Mais surtout, combien de temps avant qu'il ne finisse par oublier le visage de William, sa voix, son rire. Parce qu'il était persuadé que cela finirait par arriver. Il faisait tout pour éviter les souvenirs le concernant, il finirait par devenir un mirage dans sa mémoire, comme un fantôme. C'était une chose qu'il ne parvenait pas à accepter. Mais alors comment vivre avec ces souvenirs sans en souffrir ? Il avait l'impression d'être à un carrefour, d'un côté garder précieusement ses souvenirs, de l'autre se libérer d'un fardeau qu'était le deuil. Il aimerait trouver une alternative à ces deux chemins, mais pour le moment, ça lui semblait impossible. Impossible de se souvenir sans se faire mal. Fuck everything except your wife. Il se contentait de hôcher la tête. Pas une seule seconde il avait pensé le contraire. Tout ce qui comptait aujourd'hui c'était bien elle. Il ne pouvait faire autre chose que la remercier. Elle lui répondait alors qu'elle le remerciait lui. « You're listening and that means a lot for me. That's all I need right now. So yeah, thank you. » soufflait-il en secouant la tête.

Il ne pouvait pas ne pas être désolé pour elle. Mieux que quiconque il pouvait comprendre ce qu'elle ressentait, ils avaient vécu la même chose, la pire des choses, la perte d'un enfant. Ses sourcils se fronçaient lorsqu'elle disait avoir perdu son enfant dans des circonstances différentes. « You can't blame yourself. » Et c'était comme s'il se parlait à lui-même. Après tout, elle avait fait un choix dans ses jeunes années, ce n'était la faute de personne. Elle avait pris la décision qui lui semblait la plus juste. Elle n'aurait pas pu s'occuper de cet enfant comme elle l'aurait souhaité parce qu'elle était jeune et sûrement perdue à ce moment là, tout comme il n'avait pas de part de responsabilité dans la maladie de William. « You were young and I'm sure you took the best decision at the moment. » Il n'était pas doué avec les mots, Cal. Les gestes avaient plus de sens pour lui, plus de portée. Les mots étaient traitres, on pouvait les dire sans y croire un seul instant, alors qu'un geste était plein de sens, de conviction. Il déglutissait difficilement, puis après une courte hésitation, il posait sa main sur celle de la jeune femme le temps de quelques secondes. Puis, il buvait une nouvelle gorgée de son verre ne sachant pas quoi ajouter. Rien ne pouvait soulager la détresse qu'elle pouvait ressentir, il le savait mieux que n'importe qui dans la pièce. « I'm truly sorry. » Sa voix était presque inaudible, il ne savait même pas si elle l'avait entendu. Désolé de ne pas être plus adroit avec les mots pour la réconforter, désolé pour ce qu'il lui était arrivé. Cette injustice lui donnait la nausée, lui donnait envie de crier, mais il restait là, accoudé au bar, le regard plongé dans son verre.

« Hm. » Il avait hésité à répondre à sa question ne sachant pas s'il voulait réellement en parler ou pas. Depuis ce qu'il s'était passé, il faisait un blocage, il tentait de ne pas penser à ses moments passés avec son fils. Pour le moment, la blessure était trop récente. Il bougeait nerveusement sur sa chaise, puis se grattait la nuque fuyant le regard de la jeune femme. « I don't know if.. » Puis il se taisait ne sachant pas quoi dire au final. Un léger silence s'installait entre eux avant qu'il ne finisse par le briser dans un murmure. « I would say the moment I taught him how to ride a bike. » Il en rêvait encore, comme si c'était hier. Il l'aidait à grimper sur le vélo, tenait la selle pour l'aider à garder son équilibre sur les premiers mètres et le laissait pédaler seul, sans même qu'il s'en rende compte. La peur qu'il tombe le prenait aux tripes à chaque fois, mais elle était vite remplacer par une autre. Dans son rêve, William s'éloignait sur le vélo, encore et encore, sans qu'il ne puisse bouger pour le rattraper. Et au fur et à mesure, il ne restait qu'une ombre au loin qui finissait par disparaître et il se réveillait. La mâchoire crispée, il continuait de jouer avec son verre. Il n'était pas sûr de vouloir en dire plus.
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