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 never leave me paralyzed, love. (jem)

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Clare Buchanan
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MessageSujet: never leave me paralyzed, love. (jem)   Lun 17 Avr - 19:50

clare buchanan + jem kressler
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la sueur. froide. collante. dégoulinante. encore. maman. tu suffoquais. tu pleurais. tu te martellais la tête à coup de paume de main. que cette image sorte de ta tête. que tu l'oublies. elle qui n'a jamais vécu. elle qui n'a jamais existé. elle qui était peut être un lui. toi qui ne saurais jamais. trois heures du matin. tu avais la palpitant battant fortement. trop fortement. tu avais du hurler dans ton sommeil. pardon paul. pardon le voisin. pardon la lune. pardon la nuit. pardon la vie. ce traumatisme. cette ineptie. tu ne savais plus comment gérer ce choc post-traumatique. évidemment, tu avais eu l'idée de consulter. peut être était-ce pour cela que tu avais décidé d'au final prendre rendez-vous avec ce psychiatre réputé. pour te faire prescrire les médicaments avec ces potentiels bienfaits pour ta santé. les antidépresseurs. tu avais lutté. tu t'étais battu. tu abdiquais peut être trop vite. mais tu ne pouvais plus survivre.
combien de fois avais-tu rêvé d'elle? combien de fois l'avais-tu entendu te traiter de meurtrière? tu ne supportais plus. et tu savais, tu bénissais le ciel pour une chose, une seule: ne jamais l'avoir revu. lui. tu avais tout fait pour t'écarter des lieux qu'il fréquentait, des gens qu'il connaissait. tu avais quitté ce monde auquel tu appartenais. pour le traumatisme. pour continuer à vivre.
mais aujourd'hui, tout allait changé. tu tournais, virais, changeais de position dans ton lit trempé. tu avais besoin de dormir. besoin de répit. tu sentais qu'aujourd'hui, tu allais souffrir.
tu n'étais pas une habituée de ce quartier. hillcrest. tu avais perdu tes repères. en 5 années, les choses changent, les choses bougent. le temps ne t'attendait pas. et tu marchais, dans ses rues que tu connaissais et qui pourtant te paraissait étrangère. tu tournais à droite, à gauche, te perdait dans les méandres. tu arrivais à ce coin, cet intersection maudite. le cabinet du psychiatre se trouvait de l'autre coté de la rue. tu avais une heure et demi d'avance. tu avais peur. tu tremblais comme une feuille. tu suffoquais à l'idée de devoir parler de tes sentiments. c'est pourquoi, instinctivement, tu tombais sur cette chaise derrière toi, sur cette terrasse de café que tu ne connaissais pas. tu n'avais pas quitté du regard le batiment d'en face. tu devais processer. tu devais intégrer l'idée. tu gardais tes lunettes de soleil sur le nez, trop peur de délivrer aux voyageurs et autres voyeurs l'exquis plaisir de te voir les yeux emplis d'émotions. les yeux emplis de ta précédente nuit, si seulement on pouvait appeler ça une nuit. les yeux gonflés de tes dernières crises de larmes, datant d'une heure à peine. tu t'obligeais à te serrer les mains, fortes l'une contre l'autre. mêlant tes doigts pour compenser les tremblements. tu prenais alors instinctivement une serviette en papier que tu froissas, que tu torsadais. tu avais besoin d'extérioriser, besoin de gérer, besoin de t'occuper les mains. l'esprit. besoin de combler ce vide.
are you staying, or disappearing for the next five years again? et là, comme ça, il s'installait en face de toi. nonchalamment, comme si cela se faisait naturellement, il s'installait en face de toi, dans cette chaise vacante, fixant l'horizon de son regard de truand. tu avais cessé tout mouvement. tétanisée, tu ne pouvais plus respirer, plus bouger. chaque muscle de ton pauvre corps était contracté, sous le choc de le retrouver. non. pas aujourd'hui. pas ce jour-ci. pas au moment où tu avais décidé de revivre. tu n'avais pas eu besoin de suivre ce qu'il faisait. tu savais exactement quel tendons, quels ligaments de son corps étaient contractés en ce moment même. tu ne faisais que fixer l'autre coté de la rue. jem. même son prénom en entier était trop difficile. ta cage thoracique reprit du service. se levant, s'abaissant. trop vite. trop fort. trop bruyamment. ressaisis-toi, bon sang. ridicule. tu étais ridicule. et tu ne le vivais pas bien. tu ne supportais pas qu'il puisse te voir dans cet état. et c'est dans ces moments comme ça, que l'on va puiser le peu de force qu'il nous reste. dans les tripes. dans l'âme. on l'encrasse, on la broie. mais on reste digne, on reste fière. quoi qu'il advienne. i never left the city. just have quite some busy years. but it occured to me that you never try to reach me. ever. cela t'arrachait la gueule de lui dire tout ça. tu n'étais que ruine à l'intérieur. tu agressais pour relancer, car cela était la seule défense que tu avais. toutes les autres étaient tombées, depuis bien des années. why are you here? tu ne pouvais t'empêcher de demander. tu ne pouvais t'empêcher d'imagine que, peut être, il t'avait suivi, durant toutes ses années. et qu'aujourd'hui seulement, comprenant tous les supplices que tu avais pu subir, il revenait pour te sauver, lui et son épée. lui et sa cape dorée.
candide, jeune, folle que tu étais encore à son sujet.


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Jem Kessler

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MessageSujet: Re: never leave me paralyzed, love. (jem)   Lun 17 Avr - 22:43

tu travaillais à ton café depuis maintenant deux heures, dans l'arrière boutique, cette pièce qui n'était pas encore ouverte au public. tes manches étaient retroussées, tu t'appliquais à installer le plancher que tu étais allé acheter la veille, avec bobbi. ce parquet tout neuf, que tu avais mis trente années lumières à te décider de sa couleur, de son bois. parce que tu voulais que tout soit bien fait, que tout soit parfait. toi, le méticuleux, le perfectionniste sur les bords, tu étais persuadé que régnait au fond de toi un terrain d'ocds bien planqués, souvent ressortis de façon presque imperceptible dans tes tâches les plus appliquées. celles où tu t'impliquais le plus, comme lorsque tu étudiais tes scènes et que tu te faisais filmer dans la peau d'un autre. ça te manque, parfois, la comédie, le théâtre, la scène, les plateaux. la foule, les fans, les shippers.. tu les as toujours, rien qu'à voir le nombre de personnes qui te suivent sur ce compte instagram que tu n'alimentes qu'une fois tous les mois -lorsque tu es d'humeur généreuse envers eux. parce que lorsque tu es une célébrité, ton image n'est plus à toi, elle appartient à autrui, à toutes ces personnes qui t'imaginent en couple avec jlaw ou kstewart alors que jamais de la vie tu ne leur a parlé à ces deux là. ton image n'es plus à toi et elle ne l'a jamais été, déjà bambin tes parents vendaient des photos de famille, de ta naissance, à des magasines en vogue.
c'est peut-être pour cela, à cause de tous ces médias, que tu t'étais retrouvé là, à retaper ce café sous un coup de tête. certains te reconnaissaient quand ils passaient commande, d'autres t'avaient déjà demandé un autographe, bienheureux que tu ne sois plus à l'autre bout du monde. mais c'était un métier dans le social, un métier qui t'as bien plus rapproché des gens que n'importe quelle autre activité que tu as pu faire.
mais cette personne, cette silhouette familière, assise en terrasse, celle-ci, tu ne pensais plus jamais la recroiser. peut-être parfois dans des rêves, des cauchemars, mais plus en réalité. ton sang ne fit qu'un tour, ton cœur tambourinait dans ta poitrine. mais ce n'était pas positif, cela ne devait pas l'être, cela ne pouvait pas l'être. clare n'avait pas le droit de réapparaître comme ça, du jour au lendemain. toi, l'imbu, tu pensais qu'elle t'avait stalké, qu'elle avait fait exprès de revenir dans ta vie pour t'emmerder, s'installer à ta terrasse pour mieux t'anéantir de nouveau avant de disparaître. alors tu retiens le serveur qui s'avance vers elle. not this one. tu le devances, tu t'installes devant elle et sort la plus belle tirade que tu peux trouver là, en cet instant, alors que t'as l'impression que tout l'univers te lance un gros fuck en pleine gueule. are you staying, or disappearing for the next five years again? et tu restes devant elle, sans pour autant la fixer, la dévisager. non, t'en as pas la force. t'es faible, tu te détestes pour ça. jem. tu frémis. tu attends. i never left the city. just have quite some busy years. but it occured to me that you never try to reach. ever. et ton regard revient à elle, tu essais de cacher combien ses mots te laissent con, interloqué. toujours aussi bitch celle-la. why are you here? alors tu hausses les sourcils, les rabaissent. tu te redresses sur ton siège et te penche au dessus de la table, tes mains sont jointes, tu plantes ton regard chocolat dans le sien, derrière ses lunettes de soleil. busy years, i see.. busy to chase rich men, like the gold digger you are. tu places ça là, tranquillement, avant de continuer. i'm not here for you, i own this place, sorry to have continued to live since you're gone. arrête de rager jem. a coffee ? on the house of course.
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MessageSujet: Re: never leave me paralyzed, love. (jem)   Lun 17 Avr - 23:10

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tes dents claquaient de rage. ta machoire se contractaient, convulsaient. comment osait-il te parler ainsi. comment pouvait-il, après tout ce que tu avais traversé pour lui, à cause de lui, te traiter ainsi? comment, lui qui savait, lui qui n'avait jamais rien fait, comment pouvait-il se permettre de te traiter avec un dédain aussi puissant? busy years, i see.. busy to chase rich men, like the gold digger you are. tu fronçais les sourcils, retroussais les babines. tu étais prête à sortir les crocs. les larmes qui jadis emplissaient tes yeux avaient laissé place à une rage monstrueuse. tu lui aurais arraché les yeux, la tête, chaque membre de son être. et il vrai, qu'à ce moment là, tu as réalisé à quel point tu avais besoin de consulter. how dare you talk to me like that? lui qui avait décidé de te faire front, tu te mettais face à lui, les mains toujours sous la table, à déchiqueter cette pauvre serviette en papier qui ne t'avait rien fait et qui dégustait les bienfaits de ta discussion avec cet oiseau-ci. how dare you think for a second that i've been with someone else after everything i've been thru? you can't be serious, kessler. you can't be saying that, not to me. tu tremblais. de tout ton être. il détournait le sujet. i'm not here for you, i own this place, sorry to have continued to live since you're gone. a coffee? on the house, of course. tu avais envie de vomir. tu ne pouvais pas croire ce que tu entendais. ce que tu vivais. tu regardais alors à l'intérieur du café où tu t'étais installée. pour la première fois. c'était lumineux. cosy. rustique et chic à la fois. tu fronçais les sourcils. ce n'était pas lui. good for you. you finally found something to do that suits you. ton venin sortait sans même que tu puisses le contrôler. i don't want your coffee, i don't want anything from you. you may help me with my mother, but here's where our connexion ends. tu te levais, tentais de tenir debout. les vertiges te reprenaient. tu posais ta main sur la table, pour tenir l'équilibre. discrètement. il ne pouvait pas remarquer l'état dans lequel tu étais. tu ne pouvais pas le laisser transparaitre. mais tu le détestais. tu déglutis longuement, la gorge nouée, l'esprit embrumé. you never said a word, about anything. what kind of monster are you? how can you, after everything we've been trhu, how can you let me down like you did, when i needed at least your support, and if it's not your love, your compassion. tu enlevais tes lunettes, le foudroyant surement un peu trop du regard. you make me sick. i despise you. i though i'll regret what i've done for the rest of my life, but now i see crystal clear: you cannot handle a thing. you wouldn't have handle this. you are nothing. ta main tremblait. tu hésitais. tu avais envie de lui mettre en pleine figure, histoire de lui remettre les idées en place. de le remettre à sa place. place de père indigne. place de père qui a lui aussi tué son petit. even if you think otherwise, i have the education of not making a scene in front of all of your customers. education that can't be bough. tell that to your mother. for now, i have an appointment. tu remettais tes lunettes, sentant à nouveau l'émotion remontait aux bords des yeux. i can't say it was a pleasure to see you, and actually, i hope i'll never see your face again. tu te décidais à lacher la table et à avancer. tu ne savais par quelle force au fond de toi, tu arrivais à mettre un pied en face de l'autre. tu serrais les poings, fort, tellement fort. tes ongles s'enfonçaient dans la chair de ta paume.
la douleur. la seule qui te tenait en vie.


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MessageSujet: Re: never leave me paralyzed, love. (jem)   Mer 19 Avr - 0:20

tu étais dur, peut-être un peu trop, surtout pour le spectateur silencieux, mais c'était ta vérité. elle t'avait brisé le cœur, brisé ton espoir en l'amour, en l'être aimé. elle t'avait enlevé tout ce qu'il te restait de plus beau dans tes idéaux. malgré l'échec du mariage de tes parents, t'y croyais, avant, à l'amour. au fait que deux êtres pouvaient s'aimer toute leurs vies, au fait de marier sa meilleure amie, en faire la femme de ta vie, la mère de tes enfants, celle avec qui tu passeras l'éternité dans l'au-delà, le millénium. elle t'avait arraché cette graine d'espoir qui sommeillait en toi depuis que t'étais gosse, depuis que t'entendais ton oncle te dire que tout était possible, rien n'était acquis ni perdu. chacun était différent, il y avait bien quelqu'un qui était fait pour toi dans ce bas monde. et t'y avais tout simplement cru, fermement, de toute ton âme, que c'était elle, l'élue. vous vous disputiez souvent, certes. mais tu n'avais jamais éprouvé un attachement si fort pour quelqu'un, même pas pour toi, ni mara, ni elias. alors t'y avais cru à l'amour. mais elle s'était jouée de toi. ta mère t'avait bien averti, tu t'étais laissé berner. elle avait volé tout ce qui restait de bon, d'espoir, d'optimisme envers l'amour, en toi. et tu la détestais pour ça. tu la haïssais. et pourtant, aujourd'hui, alors que tu lui déverses cette rancœur loin d'être dissimulée, elle t'anéanti, encore une fois. par ses paroles, ce mystère, son regard, ces perles dans ses yeux, son visage, son attitude, son être tout entier, sa vérité. how dare you talk to me like that? tu frémis, par ce sentiment de familiarité. tu frémis, parce que t'adores ça, finalement. how dare you think for a second that i've been with someone else after everything i've been thru? you can't be serious, kessler. you can't be saying that, not to me. tu restes éteint, cloué sur place. après tout ce par quoi elle est passée, elle se foutait de toi ? alors tu continues de l'écouter, silencieux. elle te parle du fait que tu sembles aider sa mère, tu n'y comprends rien. dans quel mensonge se perd t'elle cette fois-ci ? tu remarquais son attitude survoltée, sa décontenance qu'elle essayait de masquer. elle ne s'attendait pas le moins du monde à te voir, t'aimais la voir ainsi, sous la surprise. t'aimais encore après cinq ans, lui faire de l'effet, peu importe lequel.
tu étais le monstre, tu n'avais rien dit quand elle avait besoin de toi, tu n'avais montré aucun soutient, pas même une once de compassion. tu la rendais malade. even if you think otherwise, i have the education of not making a scene in front of all of your customers. education that can't be bough. tell that to your mother. for now, i have an appointment. tu te redressais. qu'est-ce que ta mère avait à foutre là-dedans? tu ne comprenais plus rien. la seule chose qui était réel pour toi, c'est que clare était sur une autre lune, dans un autre univers, un espace temps différent du tien. tu croirais presque à une mauvaise blague, une caméra cachée, une mise en scène outrageusement montée pour te faire souffrir, encore. et alors que tes mains se mettaient à trembler, sans que tu ne saches pourquoi, au fond de toi, ton âme, elle vibrait. peut-être parce que tu l'avais étouffée ces dernières années, à refouler tout ce qui venait de cette femme. peut-être parce qu'aujourd'hui, tu es en face d'elle et que t'as peur. t'as peur d'avoir manqué quelque chose. ce fait, cet indice, cette vérité qui n'est pas la tienne, qui ne fait plus de toi la victime dans l'histoire, le déserté, l'anéanti, mais plutôt le big bad wolf.
et tu ne comprends pas. tu restes inerte. tu ne bouges plus.
tu es dans une bulle de silence, un silence de mort.
tu entends à peine ses dernières paroles, tu ne remarques que son parfum lorsqu'elle se détourne de toi, ce bouquet, cette fragrance, cette essence qui vient à toi pour te réveiller, te claquer, te remettre sur terre, puis te frapper d'une force immensurable, épouvantable pour te mettre avec violence la face contre le sol. what. the. fuck. tu perds pieds.  WHAT THE FUCK BUCHANAN cries-tu à son adresse, alors que tu te relèves. tu t'empresses de la rattraper. à sa hauteur, ta main vient rencontrer la sienne, tu lui tires dessus, elle se retourne vers toi automatiquement. tu as les yeux écarquillés, les sourcils tantôt levés, tantôt froncés. could you please explain to me what i could possibly do to you ? tu ne fais pas de scène, le ton de ta voix est même plutôt bas, rauque. what the.. is it a joke ? you reappeared, five years later, angry at me for an unknown reason and you're leaving, again, without explaining anything to me. - you can't do that, you hear me ? you can't run avay again, cause.. tu inspires. i swear to god, i'll find you, and you will have no choice to tell me the truth. tu relâches sa main, brutalement, à cause de ce courant électrique qui te fais du mal, qui te fais du bien, qui te détruis un peu plus, lui aussi.
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MessageSujet: Re: never leave me paralyzed, love. (jem)   Mer 19 Avr - 16:27

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t'éloigner. ne surtout pas te retourner. ne pas refaire les erreurs du passé. ne pas espérer. ne pas avoir l'impression d'exister. tes ongles ensanglantés de ta propre sève de vie, tu l'entendais gémir dans ton dos. un écho lointain, presque imperceptible. what the fuck buchanan? il savait que tu détestais qu'on t'appelle comme ça. il t'énervait à faire l'innocent, à faire semblant. tu entends un bruit sourd, des pas, un vent, une tornade s'approchant de toi. te prenant la main. le contact. ton coeur sursautait. la peau a une mémoire. jamais tu n'aurais oublié ce touché. si froid. si dur. si lui. tu t'arrêtais net, tandis qu'il tirait sur ton membre pour t'obliger à te retourner, à lui faire face. tu ne veux pas le regarder. tu ne peux pas le regarder. tu n'y arrives plus. could you please explain to me what i could possibly do to you ? frénétiquement, ton visage se relève pour lui faire front. tu es certes plus petite, mais ta rage te donnait des ailes. tu le foudroyais du regard. tu ne voulais pas lui répondre. tu voulais qu'il dise ce qu'il avait à dire, pour que tu puisses partir. tu en avais fini, avec lui. what the.. is it a joke ? you reappeared, five years later, angry at me for an unknown reason and you're leaving, again, without explaining anything to me. - you can't do that, you hear me ? you can't run avay again, cause. tu rigolais. nerveusement. pour une raison inconnue? ton utérus lui évoquait aussi peu de considération. tu rigolais, ouvertement. i swear to god, i'll find you, and you will have no choice to tell me the truth. tu ne pouvais pas en entendre plus.
la claque. la gifle. ta main droite, au sang séchée, entrait en contact avec sa joue. un bruit sec, ferme. de ta vie, tu n'avais jamais mis de gifle aussi réussi. il en détournait le regard, apportant sa main à sa joue, pour tenter surement de masser la douleur. this is for our child. tu avais difficilement remarquer le temps d'arrêt qu'il avait marqué. la rage t'avait emporté. elle avait fait fondre toutes les autres émotions que tu pouvais potentiellement ressortir, à ce moment-ci. you, you and your poisonned family. you killed it. it. i can't event say if it's a he or a she, for god sake. and now, i am the one who can't live with it. les larmes. de rage. tu les sentais. elles venaient frapper à la limite de tes paupières. i'm so glad to suck a bit of your inheritence for my mother, for me. because i deserved better than this. tu ne pouvais plus t'arrêter. tous ses sujets sur lesquelles tu l'avais détesté, sur lesquels tu avais voulu qu'il s'attarde, un jour. ceux sur lesquels il n'a jamais ne serait-ce que prononcer un mot. my mother is a million times better than yours and still, she is the one you got sick, she is the one dying. your mother is just a whore who manipulated me. and you let her do it. you let her. tes yeux lançais des éclairs perlés. tu te rendais compte que tu pleurais. de rage. de désespoir. et que tu hurlais aussi. pour la première fois de ta vie, tu extériorisais comme tu l'avais toujours rêvé ce que tu gardais depuis des années. mais il te fallait te ressaisir. tu étais au dessus de tout ça. faisant un pas sur le coté, tu lui tournais le dos. essuyais les larmes. you didn't say a word. you knew, your mother did too. and you didn't do a thing. ta voix tremblait. l'émotion reprenait. la rage devait revenir, auquel cas tu n'arriverais pas à tenir. and don't you dare command me on what i have to do. i don't respond to you anymore. in fact, i might have the right to do exactly the opposite of what you are asking me, considering what i've been thru because of you. et c'est là que tu osais enfin reposer les yeux sur lui. le regarder vraiment. lui. cette paleur. ce regard hagard. il ne respirait plus. il ne te regardait plus. wait. c'est là que tout se mit en place dans ta tête. tout faisait sens, enfin. you didn't know.

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MessageSujet: Re: never leave me paralyzed, love. (jem)   Jeu 20 Avr - 1:09

la violence de ses mots t'avait tellement fait de mal, déjà, que cette claque passe presque comme une lettre à la poste. mais ta tête, physiquement, se détourne sous le choc, il le faut bien. tu fermes les yeux, tu as envie d'être sur une autre planète là, dans un autre univers, tu pourrais même t'insérer dans une vie parallèle où tu n'as jamais connu Clare. parce que oui, là, tout de suite, tu ne voulais plus la voir. ne plus la connaître. tu souhaitais l'effacer de ta vie, du chapitre dont elle avait composé la moindre des poésies, des inepties. Tu voulais effacer la douleur. pas seulement chez toi, mais chez elle aussi. Parce que visiblement, elle avait souffert, elle aussi et surement plus que toi. Tu n'osais lire entre les lignes, tu ne voulais pas comprendre ce qu'elle était en train de te sous-entendre. Ta mâchoire se serrait alors que tu étais dans l'obligation d'entendre ce qu'elle avait à te dire. Son regard te paralysait, il te rendait à sa merci, tandis que tu luttais pour ignorer l'impact immense de ses paroles sur ton être. this is for our child. t'achevait-elle. tu ne réalisais pas, tu ne voulais toujours pas comprendre. mais il y avait une telle collision entre cette vérité, cette révélation, et ton âme, que tu perdais pieds. tu reculais même d'un pas, comme si elle venait de te pousser de ses deux mains en arrière. mais elle n'avait pas terminé. elle s'occupa de ton cœur, caressant ton torse avant d'enfoncer sa poigne, avec violence, virulence, au sein de ta poitrine. Broyant les os, la carapace de cet organe que tu essayais de ranimer chaque jours depuis son départ. et elle resta assez de temps à l'intérieur de ta cage thoracique, pour te faire mal, pour te couper le souffle. et tu baissais les yeux vers le sol, avant de fermer tes paupières. tu aurais voulu clore tous tes sens, les annihiler, ne plus exister.. ne plus exister, parce que tu comprenais maintenant, tu apprenais ta paternité et tout le drame qui s'était déroulé autour de celle-ci. mais parce que ce n'était pas assez, elle enserra ses phalanges autour de ton palpitant pour le retirer avec révolte, irascibilité. elle le tenait désormais entre ses mains et d'un dernier coup de grâce, elle te le broya sans une once de pitié, avant de le jeter à terre, tel un déchet. et toi, tu ne pouvais lui en vouloir, car derrière ses mots résonnaient toute sa peine, sa douleur, son vécu, son trauma. elle te le partageait. elle te le transmettait. et alors que tu n'esquissais plus l'once d'une vitalité, d'une force, en toi, à travers ton attitude, la nuée de perdition transmise par ton regard, elle sembla comprendre, enfin. wait. tu avais mal au coeur. tu avais mal à l'être. tu avais mal à l'âme. you didn't know. ta pâleur accentuait ce mal être que tu avais. et soudain, un dégoût commença à monter en toi. alors qu'elle se taisait enfin, tu te concentrais sur les causes, conséquences. les acteurs, les spectateurs. ton ventre se tordait, tes mains devenaient moites. et tu fermais les yeux, longtemps, la veine à ta tempe se crispait. tu ouvrais la bouche, puis tu la refermais. tu te détournais d'elle pour faire trois pois dans la direction inverse, avant de te stopper brut et de retourner près d'elle. tes iris rencontraient alors les siennes et par un regard, tu espérais qu'elle comprenne ce que tu ressentais. parce que désormais dans le sien, tu devinais tout. et tu avais envie de vomir. tu avais envie de hurler. tu avais envie de tuer quelqu'un.
tu ne savais que dire. honnêtement, tu étais vidé. plus aucune force ne pouvait t'aider à la consoler. tu aurais même trouvé cela déplacé, pour elle, pour toi. cinq ans sans se voir, à se haïr dans le secret, dans le mensonge, tu ne pouvais pas. mais tu ne réfléchissais plus vraiment, à vrai dire. tu étais comme dans un élan de survie. pour ton état mental, pour ton avenir. parce que tu ne souhaitais pas aller en prison pour un meurtre, l'assassinat des personnes derrière tout cela. ils n'en valaient pas la peine, cela ne ferait que participer à leur effort de te pourrir la vie.
alors tu retenais toutes les émotions qui se déferlaient en toi. tu fis appel à tout la force psychique qui te restait pour les rassembler et les garder dans un coin. l'une des cases de ta conscience, de ta mémoire, que tu venais tout spécialement de créer pour l’événement. peut-être qu'à l'occasion tu rouvriras cette case pour faire ressortir ce flot de douleur, afin de calmer l'angoisse qui enserre ton âme, dans le secret.. mais à l'heure actuelle, tu étais tout bonnement incapable d'assumer, ce butin, ce fardeau. Clare avait pu étaler tout ce trauma sur cinq années. tu le recevais dans un paquet cadeau, une pochette surprise de mauvais goût, d'un seul coup, et tu ne pouvais y faire face.
c'est la voix légèrement étranglée par la boule t'enserrant la trachée, que tu lui soufflais - i have some calls to make.- t'émettais une pause, tu ne savais pas quoi dire de plus. tu voulais partir, fuir, mais ne pas lui faire plus de mal. - thank you for the truth. - ton regard ne pouvait se détacher du sien. vous n'étiez plus qu'un amas de douleur, tous les deux. des débris, des êtres non épargnées par la vie. - i.. - non, tu ne pouvais définitivement plus rien dire d'autre. et tu détournais les talons, pour faire quatre, cinq pas avant de t'arrêter, de nouveau. - stay in town, please. don't go away, don't hide, don't.. don't keep silent - tu partais, la tête baissée, sans même entrer dans ton café. tu t'écroulais dans une ruelle plus loin, bien plus loin d'hillcrest.. suffoquant, frappant un mur à t'en casser le poing. assis contre un mur sale, comme ton âme, salie par ta famille et leur orgueil de croire qu'ils pouvaient se permettre tout, comme t'empêcher d'être père, comme détruire trois vies, dont deux innocentes.
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Clare Buchanan
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MessageSujet: Re: never leave me paralyzed, love. (jem)   Jeu 20 Avr - 10:46

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tout s'installait dans ta tête. ton coeur palpitait lus vite pour que ton cerveau aille plus vite. toujours. encore plus vite. tu avais besoin de comprendre, besoin de respirer. besoin d'avancer. il avait à peine répondu, perdu. i have some calls to make. était la seule réplique qu'il avait réussi à te sortir. après tout ce que tu venais de lui dire. tu grimaçais. torturée. thank you for the truth. il te remerciait. bien. mais ce n'était vraiment pas ce que tu attendais. tu voulais des larmes. de la rage. qu'il exprime un tant soi peu ce qu'il avait comme sentiment ; si tant est qu'il en est. et il te prouvait ce qu'il ressentait en te tournant le dos et en s'éloignant. en te laissant seule. une fois de plus. tes jambes tremblaient, ton coeur s'éteignait. il n'avait plus ses battements frénétiques, incontrôlés. il se résignait. il avait trop souffert, trop pris de coup. trop de cicatrices le martelait de leurs douleurs sourdes. stay in town, please. don't go away, don't hide, don't.. don't keep silent. évidemment que tu n'écouterais pas. la première idée qui te venait à l'esprit, c'était de fuir. de quitter le pays. refaire ta vie. la suisse. l'angleterre. l'italie. la chine. bali. l'australie. tu envisageais toutes les possibilités. car tu ne pouvais pas imaginer rester un jour de plus dans ce pays où plus rien ne te retenait.
car tu avais perdu la rage. perdu la haine. tu avais été vidé de l'essence qui te faisait carburer. tu avais perdu le feu sacré. éteint à coup d'ignorance. tu ne pouvais plus lui en vouloir comme avant. etu tu n'allais certainement pas déverser ta haine sur ce qu'il appelait sa mère. rien ne pouvait te maintenir ici. et c'est quand tu réalisais qu'il ne retournait pas à sa petite vie, à son petit café, à sa petite existence bien cadrée depuis que tu avais disparu de sa vie que tu sentais tes pieds à nouveau fonctionner. tu le suivais, de loin, s'enfoncer dans le méandre de ce quartier. une ruelle. une impasse. désaffectée. il n'avait rien à aller faire là-bas. tu avais mis du temps à tourner. tu étais rester là, sans vouloir voir ce qu'il se passait dans cette allée. tu hésitais. tu savais qu'en faisant le pas de trop, ta vie risquait de rebasculer. tu regardais ta montre. l'heure de ton rendez-vous sonner.
le dilemme entre te faire soigner et te soigner toi-même. le dilemme entre la promesse d'un rétablissement complet et la destruction nouvelle que tu risquais de retrouver, en avançant ce pied. tu hésitais là, quelques secondes, qui te paraissaient des années. c'était toi, ou lui. ta vie ou la sienne. et tu rigolais. quelques secondes. à toi-même. de toi-même. tu avançais, tu faisais ce pas. car au final, il passerait toujours avant ta propre vie. n'importe qui serait passée devant toi. car la détresse, tu la connais. tu savais qu'à certain moment, il fallait qu'une main se tende. et aujourd'hui, ça serait la tienne, que tu tendrais.
tu avais attendu des mois, des années, qu'il fasse ce geste. qu'il vienne te chercher. qu'il t'aide à surmonter ce que tu avais du encaisser. il ne l'avait jamais fait. et pourtant, ce n'était pas ça qui allait t'arrêter. en souvenir de nos vieilles années. tu le retrouvais là, assis en boule, par terre. tu stoppais net. son poing en sang. désarticulé, tremblant. la douleur. tu le regardais. il fixait l'horizon. il ne la sentait plus. il ne sentait plus qu'il avait mal. tu t'approchais, trop vite surement. tu te baissais, te mettait à sa hauteur. jeremy. il ne répondait pas. il ne t'entendait pas. tu respirais encore une fois. vite. trop vite. être si proche de lui. lui. tu l'avais espéré pendant des années. tu n'avais pas imaginé pouvoir gérer autrement que ce que tu faisais aujourd'hui. jem, please. ta voix se brisait, il eut un mouvement, presque inperceptible de la tête. tu approchais ta main de la sienne, d'où le sang commençait à se sécher. tu essayais de lui prendre, d'étendre légèrement le poignet. il eut un grognement. une douleur. enfin, il était à nouveau des notres. what have you done.. tu relâchais tout, portant l'une de tes mains sur ta bouche, fixant le sol. quel beau spectacle que celui qui se présentait là. vous étiez minables. lui, assis par terre, sale et sans-visage. et toi, accroupie, les yeux emplis d'une émotion que tu n'avais pas connu depuis longtemps. la honte. honte de lui avoir tout dit. honte de ne pas avoir résisté plus longtemps. honte de ne pas avoir suivi le plan diabolique que tu avais en tête: lui faire payer. honte de t'être spoilée ce plaisir qui t’enchaînait à cette ville. tu n'osais le toucher. son contact t'était trop complexe. et pourtant, il le fallait. tu l'attrapais, de tes mains tremblantes, par le bras, posant une main sur son triceps, l'autre passant dans le creux de son dos. get up. il ne régissait pas. tu respirais à niveau, tentant de ravaler la haine qui réapparaissait. for god sake jeremy, get the fuck up. il semblait réagir cette fois-ci, poussant sur ces jambes, t'aidant à se remettre sur ses deux membres inférieurs, ne lachant pourtant pas le mur qui lui servait de pilier. tu le lachais. son contact te brûlait. telles des braises incandescentes dans lesquelles tu avais laissé les mains trop longtemps. tu t'éloignais, faisais quelques pas pour agrandir la distance de sécurité que vous vous imposiez. que tu t'imposais. tout se mêler dans ton âme, dans ton corps, dans tes entrailles. tu contractais la machoire. tu savais quoi dire. mais tu n'en avais pas envie. à nouveau, le sourire kabyle plutot que devoir le lui dire. tes poings se fermaient à nouveau. tes ongles attaquant ta chair. rien. tu fermais les yeux. où était-elle? où était cette douleur? où était ton moteur? i am sorry. trois mots. simples. et pourtant puissants. assez pour réactiver ton système nerveux. assez pour ressentir à nouveau, les ongles dans ta peau. le soulagement. soulagement des gens qui se sentent encore vivants.

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MessageSujet: Re: never leave me paralyzed, love. (jem)   Jeu 20 Avr - 19:15

jem, please. la brune te sort de ta torpeur. tu es là, assis le dos contre ce mur délabré, à réfléchir à tout, à réfléchir à rien. Les paumes de tes mains sont sales, il y a du gravier qui s'y est logé dessus. tes genoux sont repliés contre toi, tu as la tête qui tourne. tu réalises que tu aurais pu être père. Un enfant aurait pu t'appeler "papa". et ça te tue, parce qu'au fond, t'y pensais ces derniers temps. tu t'imaginais te poser, fonder une famille, comme mara l'avait fait. elle semblait bien se débrouiller, avec son mari, puis liam. ton neveu, ta petite merveille, ton espoir pour le clan kessler d'avoir un de ces membres plutôt saint d'esprit. tu n'imaginais pas elias accepter d'avoir de la marmaille, ce mec était bien trop imbu de lui même pour accorder de l'importance à une progéniture quelconque, au pire, il l'éduquerait comme vos parents vous ont éduqué, et ça finirait mal, encore une fois. mais tes pensées imaginaient le pire. elles te projetaient, cinq ans auparavant, chez les kessler. tu imaginais ta génitrice, tu imaginais mara, elias, ton père. tous assemblés autour d'une table ou mieux, en train de se faire un barbecue, sans toi. un verre de champagne dans la main de tous, trinquant à la mort de ton futur enfant. parce que tu savais que ta mère faisait parti de l'équation terrible, tu te doutais qu'il n'y avait pas qu'elle. mais tu n'avais pas la force pour décrocher ton téléphone et les appeler. non, pas maintenant. à vrai dire, tu ne savais pas très bien ce que tu voulais. être chez toi, peut-être. ou là, assis, dans cette rue. oui, c'était bien ici, tu te fondais dans le décor. mais il y avait cette voix, qui te faisait l'effet d'une douche froide, elle te forçait à te lever, à activer tes neurones. mais t'en avais pas envie. non. what have you done.. tu grognais sous cette douleur lancinante que tu avais fini par éclipser. ta main était en mauvais état, tu peinais à bouger tes phalanges. for god sake jeremy, get the fuck up. tu te souviens qu'autrefois, tu adorais qu'elle t'appelle par ton prénom. c'était un peu votre truc à vous. le jour où elle avait su que seulement ta mère te nommait comme cela, clare avait voulu t'ennuyer et faire de même. finalement, elle t'avait réconcilié avec ton prénom. surtout lorsqu'il était formulé par son timbre cuivré. tu acceptais son aide, pour te relever, sans toutefois manquer de remarquer la force qu'elle a du employer pour ne serait-ce que te toucher. tu la dégouttais toujours. elle te haissait encore et tu n'y changeras rien. toi, ta famille, vous lui aviez enlevé ce qui aurait pu être de plus beau dans sa vie. votre argent sale avait participé au meurtre de ton héritier, à la dignité de Clare. toi même tu te dégoûtais. i am sorry. une colère monta en toi, tu la fusillais du regard. tu aurais pu gronder. don't you dare say you're sorry. tu t'approchais d'un pas, elle reculait. you're not the one, here, to have to apologize. you're not sorry, you're the victim here. ta main vient balayer ton visage tandis que tu soupires, que tu fermes les yeux. Ton être tremble, ton être est en colère. tu sens la trahison couler dans tes veines, transformer ce sang kessler en du poison t'attaquant de toute part. i should have left my pride aside, i''m sorry i did not call you. tu plantais tes iris dans les siennes. i'm sorry clare. tu fermais tes poings en essayant de contenir cette colère qui grondait au fond de toi. i assure you, that it will not be left unpunished. they will regret it. mais ta peine supplantait ta colère, ta douleur était bien trop forte, ce vide qui ne faisait que s'accroître en toi depuis tout à l'heure, était bien trop imposant, pour que là, dans l'actuel, tu sois capable de les faire payer. mais à charge de revanche, tu feras l'affaire sur cette histoire, tu vengeras ton enfant, quitte à traîner le nom des kessler dans la boue. i could have been a father dis-tu dans un souffle, la voix étranglée.
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MessageSujet: Re: never leave me paralyzed, love. (jem)   Jeu 20 Avr - 21:37

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il délirait. il suffoquait. tu voyais dans ses yeux les rêves s'envoler, les étoiles mourir. l'une après l'autre. doucement, mais surement. tu t'en voulais. tu t'en voulais d'avoir pris rendez-vous ce jour-ci, à cette heure-ci. tu t'en voulais de ne pas avoir contenu ta rage. tu t'en voulais de n'avoir fait que l'abattre. un autre monde, peut être. une autre vie. tout aurait été bien mieux, dans un univers différent. dans un monde différent. où les convenances n'étaient pas celles de votre enfance. celle de votre temps. et il se réveillait. lui aussi, avait cette lueur qui venait de naitre. au fond, tu appréciais la voir dans son regard. car tu n'étais plus seule. vous étiez à nouveau sur le même front. peut être pas de la même manière, mais au moins sur la même longueur d'onde. don't you dare say you're sorry. sa voix était profonde, cassante. une forme de crainte de sa réaction naissait en toi. il approchait. tu reculais. instinctivement. tu ne pouvais pas prévoir sa réaction. tu étais sur le fil du rasoir, à attendre de voir de quel coté tu allais tomber. you're not the one, here, to have to apologize. you're not sorry, you're the victim here. tu tais décontenancée. tes bras tombaient le long de ton corps. jamais tu n'aurais cru possible qu'il prenne ta défense. il était tremblant, il marchait frénétiquement. surement pour garder un semblant de contenance. surement pour ne pas tomber. surement pour continuer à avancer. i should have left my pride aside, i''m sorry i did not call you. et c'est alors qu'il te regardait. pour la première fois, depuis que vous vous étiez retrouvé. de cette façon. de sa façon. i'm sorry clare. tu détournais rapidement le visage, faisant un geste de main, balayant devant ton visage. tu ne voulais pas entendre. don't. et pourtant, il continuait. i assure you, that it will not be left unpunished. they will regret it. tu ne pouvais pas. tu te détournais de lui, t'éloigner de quelques centimètres. can't you see? tu regardais le ciel. tu imaginais tous les êtres que tu avais perdu. tu les voyais te regarder, de là-haut. te juger, pour ce que tu avais fait. la tête relevée, tu fermais les paupières. inspirais. it's over now, jem. they won. tu te retournais vers lui, qui ne t'écoutais pas vraiment. we have to let go. we need to let go. il regardait le sol, ou la terre, ou le ciel. il regardait partout et nul part en même temps. i could have been a father le coup de grâce. l'attaque de trop. il te poignardait. tu portais ta main subitement à ton coeur. l'autre venait se plaquer contre ta bouche, étouffant un cri. un supplice. les éclats de ton coeur traversait les filaments entre tes doigts. tu les retenais au mieux. hurlements que tu avais passé cinq années à amadouer, à docilement préserver pour tes nuits enragées. vous aviez le droit tout deux à un moment de répit, pour expier votre rage. des minutes. peut être une dizaine. une vingtaine. le temps ne comptait plus. il s'était arrêté, pour vous contempler. pour vous laisser récupérer.
tu respirais. tu essuyais les larmes, la buée dans tes yeux. tu soufflais. tu le regardais, qui lui n'avait pas bougé. inerte. abattu. jeremy. il réagissait. à son prénom. à ce prénom complet. il te regardait. il fixait tes pupilles noires, tu essayais de maintenir le contact. tu avançais. chaque pas, un peu plus dans les braises. il détournait le regard. lui aussi avait mal, quand tu étais là. look at me. autoritaire et responsable. il revenait vers toi. encore un pas. you and i, we are going to fight. le fond de ton ventre vibrait. ton coeur battait. encore un. we are going to fight like we never did. un sourire se dessinait sur tes lèvres. and god knows how good we are at it. encore un pas. tu étais à son niveau. and if it's the last thing we have to do together.. tu eus un moment d'hésitation. tu ne savais pas si tu en serais capable. si tu aurais mal. tu savais que si, mais tu ne savais pas jusqu'où. tu tentais. tu posais ta main dans la sienne. .. at least, we have to do it harsh. tes doigts serraient les siens, ton regard plongé dans le sien. we deserve it.
peut être la renaissance d'une alliance.


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