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 throw them to the depths [rich kids]

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MessageSujet: throw them to the depths [rich kids]   Mer 19 Avr - 21:06


// the richest kids in town //
throw them to the depths

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Les langues se déliaient, ça frappait les tympans comme une gifle. Il s’en remettait pas, pas de la vérité, ni des mensonges. On l’avait gardé en sécurité, lui, le gamin, ou peut-être qu’ils lui avaient tout simplement pas fait assez confiance. Une mort qu’on leur repoussait sur les épaules. Un ‘meurtre’. Et lui, lui qui avait cru, qui avait tout bonnement pensé que tout ça n’était qu’un malentendu. Il avait pensé qu’ils étaient tous innocents, que la fille était partie sans donner mot, qu’elle avait disparu de son plein gré. Mais non. Elle avait sauté, elle avait sauté parce qu’elle était droguée, parce qu’elle avait été provoqué. C’était impensable, un poison qui s’était répandu dans son esprit. Un fumigène qui l’étouffait de l’intérieur. Il leur avait toujours fait confiance, il aurait pu mettre sa vie en jeu, même se tuer pour les sauver ; mais on ne lui avait rien dit. Rien. Un silence, des regards derrière son dos, qu’il n’avait pas même percuté. Ca se désorientait si vite quand c’était aussi innocent. Ca se perdait dans les méandres d’angoisse, une nervosité accumulée qui le faisait presque trembler. S’emportant comme un ouragan, il attrapa sa veste, son téléphone et ses clés de voiture et se dirigea vers celle-ci. Ca ne pouvait pas se terminer comme ça, pas aussi facilement, pas aussi tragiquement. Un quiproquo, un Eli qui se foutait de sa gueule, qui riait. Riait de mauvaises choses, de choses graves. Une voix dans la tête d’Eliott, celle qu’il cherchait à taire lui disait que rien de cette situation, rien de ce capharnaüm était une blague. Ca ne pouvait pas l’être. Personne ne riait de ce genre de choses, personne ne faisait une blague d’un tel genre. Il avait les mains qui serraient le volant, le cœur qui battait à tout rompre, rompre sa cage thoracique, ses entrailles toute entière. Ca le mangeait de l’intérieur, ce scandale, ce sourire qu’il avait gardé sur les lèvres quand on les avait accusé, questionné. Ces mots qu’il avait répété à qui voulait bien l’entendre. Innocents, tous. Etaient-ils vraiment ses amis ? Il se demandait s’il était une mauvaise personne de penser qu’il pourrait s’en sortir, qu’il leur en voulait seulement pour lui avoir menti. Que tout ça, ce bordel n’était absolument pas de leur faute. Mais une fille était morte ce soir-là, et tout le monde tenait son lot de culpabilité. Peut-être que s’il avait été là, peut-être que s’il ne s’était pas immédiatement endormi, il aurait pu la sauver, lui attraper la main et la tirer du balcon. Il ne savait pas réellement où il se rendait, mais la route, celle qu’il conduisait si souvent avait un goût d’automatisme. Jem saurait lui répondre, Jem, son héros, ce gars qui l’avait aidé, épaulé. Eli lui avait raconté qu’il avait été celui à appeler un homme de main, qui s’était chargé du corps sans vie. Jem. Un ami, un allié, un camarade, un gars qu’il avait toujours respecté, un gars qu’il avait même idolâtré pendant tant d’années. Un malentendu. Oui, ça devait être un malentendu. Mais ses mains se serraient davantage sur le volant alors que son palpitant explosait. Eliott savait qu’en entrant dans ce café, qu’en posant des questions, qu’en découvrant la vérité, il serait lié à cette affaire, qu’il serait complice, complice d’un drame, un drame qui le dépassait. Freinant dans la rue comme un fou, il sortit de la voiture, se dirigea vers la porte, vérifiant que personne ne s’y trouvait autre que Jem, il n’attendit pas même de le saluer. « Is it true ? Is she dead because of you ? » Toi, eux, tous, la bande, les amis. Les meurtriers?
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MessageSujet: Re: throw them to the depths [rich kids]   Mer 19 Avr - 21:26


// aux innocentes //

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Chaque matin était rythmé de la même façon. La tête qui tape, la gorge sèche, les yeux qui papillonnent. Pourtant, ce matin était différent. La faute au grand patriarche St-John. Depuis longtemps il avait compris Elly. Enfin, à peu près. Alors que la jeune femme s’apprêtait enfin à rentrer chez elle, après avoir - ô grand dieu - rempli deux formulaires pour des clients, elle avait reçu un appel du patron. Dîner familiale oblige, grands-parents compris. Elly avait éclaté de rire. Depuis de nombreuses années, elle avait arrêté d’essayer de supporter ce genre de dîner. Mais faute d’excuses, elle avait été traîné, hier soir, dans le restaurant face à l’agence. Tous l’attendaient. Supplice et déshonneur. Elle avait soupiré, frappé dans un caillou malheureux, et s’était assise. Trois heures. De silence, de petites bouchées, de grands verres d’eau. Pas un gramme de coke. Pas une gorgée d’alcool. Un enfer. Ce qui expliquait son état ce matin. Aussi fraîche que possible. Mais comme chaque matin, Elly se lève. Gueule de bois ou pas. Et pas, cette fois. A peine recouverte d’un sweatshirt toujours trop grand, un short à peine visible, et la voilà qui se dirige vers le Jem’s. Son rituel. Tous les matins. Depuis deux semaines, certes, mais quand même. Là-bas, la blonde s’écroule sur la première chaise qu’elle voit. Personne n’est encore là. Trop tôt les hirondelles. Un signe de tête, un sourire. Elly ne parvint pas à l’expliquer, mais observer Jem dans son univers le matin l’apaise. La réveille ou la berce. Ce matin, ça la berce. Lui fait oublier les lourds regards familiaux, les haussements de sourcils à ses tatouages trop visibles, trop grands, trop pas corrects. Prise d’une envie soudaine, Elly s’éclipse aux toilettes. A peine remet-elle un pied dans le café qu’un éclat de voix se fait entendre. « Is it true ? is she dead because of you? » Tout compte fait, elle aurait peut-être mieux fait de rester chez elle ce matin. « Eliott, bad mood ? Sure you’re need a coffee before… ». On lui a raconté cette affaire. Ce meurtre. Cette disparition. Et dans les tréfonds de son esprit embrumé par la drogue, la blonde est presque sûr d’avoir oublié de tenir sa langue. As usual. Elly ne peut pas dire qu’elle est triste. Cette Nina, elle ne l’aimait pas. Mais de là à souhaiter sa mort, peut-être pas. Disons que le fait de ne plus l’avoir dans les parages… Elle ne versera pas cent larmes. Oublié les vagues d’empathie, oublié la tendresse d’autrui. Elly ne sait pas. Les gens meurent. Les gens sautent. D’autres vivent et croulent. « I mean, I’m going to take one ».
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Jem Kessler

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MessageSujet: Re: throw them to the depths [rich kids]   Mer 19 Avr - 23:21

Tu n'arrives plus à dormir tranquillement depuis trois jours maintenant. Tu ne cesses d’apercevoir la folie qui dansait dans ses yeux, à elle, la fille, la morte, la jetée aux ordures.. Et cette frénésie, cette démence, tu la remarques au coin de chacun de tes rêves, dans la rue le jour, la nuit. Surtout la nuit, quand tu quittes hillcrest pour arriver jusqu'à center city, ton penthouse. T'en croises des barjos, des dépravés, des filles comme elle, prêtes à tout. Et t'as le poil qui s'hérisse, la bile au bord de tes lèvres, tu presses le pas, tu regardes ailleurs. T'en avais rien à foutre avant, tu les voyais, grand bien leur fasse de vouloir jouer avec leurs vies. Mais maintenant ça t'atteignait. Maintenant tu portais un peu plus d'estime à la vie. Tu regrettais tout. Cette soirée, l'alcool, la coke, l'humour, le désengagement, le manque de réflexes. Tu aurais dû être plus vigilent. Les déboires de ton groupe pouvaient être conséquent, tu l'avais oublié, tu l'avais sous-estimé. Et même pas trois semaines que tu es de retour que vous vous retrouvez avec cette histoire sur la conscience. Mais t'as l'impression que t'es le seul à ressentir cette pression sur tes épaules. Elly semble comme à son habitude, dans ce fauteuil, non loin de toi. Elle semble Elly. Ni vraiment en paix, ni vraiment dans l'angoisse. Et tu t'actives derrière ton comptoir, parce que c'est la seule chose qui te garde l'esprit saint, occupé. Tu as même renvoyé ton employé chez lui, avec une matinée offerte par la maison. Peut-être parce que t'as ce pressentiment au fond de toi, qui te dis qu'aujourd'hui encore, va être une journée de merde. Et tu remarques tout juste qu'Elly a disparu aux latrines, lorsqu'un son de pneus griffant le goudron te fais relever la tête. Tu reconnais Eliott, l'innocent. Et tu lis sur son visage qu'il a perdu sa fraîcheur, sa pureté, sa candeur. Tu blêmis. « Is it true ? Is she dead because of you ? » Tu fronces les sourcils, rejette ton torchon derrière le bar et t'approche de lui. Ton cœur bat vite, fort, tes dents se serrent tandis que tu plantes ton regard dans le sien. Tu as envie de lui mentir, encore une fois. De le rassurer, le protéger de tout cela. Mais tu sais que c'est trop tard. Et t'as peur de connaître la provenance de ton secret. Devais-tu t'attendre à voir arriver une escouade de fédéraux à ton café dans la minute ? Est-ce que tout le monde entier savait pour ce soir-là ? Bordel Eli. Tu entends à peine Elly qui revient, comme une fleur, comme si de rien était alors qu'Eliott est sur le point d'imploser. Et alors que tu laisses un silence s’appesantir entre lui et toi depuis son arrivée, alors que tu as pris le temps de réfléchir à ta prochaine phrase, l’enfonçant d'autant plus dans la détresse, l'attente, tu te lances enfin. Who told you that ? tu ne niais rien, tu n'affirmais rien. Mais tu voulais savoir qui était le connard qui avait bien pu tout lui balancer. Lui voler son innocence, sa naïveté, son bien portant. Et tu préférais te taire, parce qu'il le fallait. Ne rien dire de plus, ne pas risquer de dévoiler l'indévoilable. Votre crime, ton crime. La prochaine case de ce plateau de jeu qu'est ta vie, cette sortie prison, presque inévitable. Mais t'espérais faire deux coups, dans ton avancée. Survoler cette absurdité, ce qui pouvait anéantir ta vie et la réputation des Kessler. Eliott, ne t'amuse pas à jeter les dés n'importe comment, s'il te plaît.
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Eli de Quincey

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MessageSujet: Re: throw them to the depths [rich kids]   Jeu 20 Avr - 0:13

who cares if we’re going to hell?
together, we’ll make it a beautiful home.

Eli ne cautionne pas les 'pieux mensonges'. Little white lies et autres merdiers ne font pas partie de sa religion. Les seules contre-vérités qu'il accepte sont celles qui lui sauvent la peau du fessier – mentir pour soi-disant protéger l'interlocuteur, c'est un concept qui lui passe entièrement au-dessus du scalp. Et si cette vérité particulière est déplaisante, moche, grinçante, exsangue et de très mauvais goût, elle n'en reste pas moins un fait. Apparemment, Quincey est le trou du cul de service, celui à fuir, le moins fiable, mouvant souffrance et souffre dans son sillon. Il courbe l'échine, assume sa condition. Et pourtant, au milieu de toutes ces radieuses bontés, il est le seul connard à avoir daigné accorder la vérité à Eliott. La chose la plus éreintante, chez Babydoll, c'est à quel point il est prévisible. Of fucking course, il allait se ramener au café à la première heure, les mirettes pleines des éclats de verre de ses illusions brisées. La portière claque. Eli, six mètres derrière, grimace. L'heure est bien trop matinale pour les coups d'éclats. Et si Eliott est prévisible, Eli est prévoyant. S'il fait souvent dans les apparitions spectrales, il n'a jamais été une ombre de manière si littérale : lorsque Welsh ouvre grand la porte du Jem's, la derbie d'Eli se glisse dans l'embrasure, empêchant le battant de se refermer dans un grand fracas. Naturellement, personne ne s'en rend compte, étant bien trop affairés à respectivement se lancer des accusations fleur bleue au visage/éluder comme un putain de débutant/réclamer de la caféine. Eli pousse un soupir. Tu parles d'une équipe de bras cassés. Il aurait bien besoin d'une clope, là, tout de suite, mais le tabac est une sale habitude à laquelle il ne cède qu'en la compagnie exclusive de St-John. A l'inverse du bien trop insouciant Eliott, quand Quincey se glisse à l'intérieur, lui, il prend le soin d'entendre le loquet de la porté d'entrée cliquer derrière lui avant de desserrer les lèvres. "No one is responsible for her death, but herself. And we'd all better remember that." Il l'entend une seconde trop tard, alors que les mots roulent déjà sur le plancher en chêne. Le ton coercitif, le vague goût d'intimidation dans sa formulation. Ça sonne parrain de la mafia veillant à ce que les violons soient accordés, et il peut presque entendre Jem gronder dans son lobe frontal spoken like a true culprit. Mais, putain, il le pense, Eli. Que son suicide de n'aurait pas pu être évité. Que la seule vraie tragédie, ça soit qu'elle ait rencontré sa fin chez Cora, sous leurs yeux, dans leur vicinité. Il y croit dur comme fer, que personne n'est à blâmer – car il a besoin d'y croire. Plus qu'eux tous. Depuis que Nina est morte, lui, il ne fait que survivre. Il rencontre le regard de Jem, tellement gonflé d'accusations qu'Eli peut les sentir percuter son torse. "What? Did you really think we'd be able to keep Welsh in the dark forever? That he doesn't have a fucking right to know?" Bien qu'il reste fermement planté près de la porte, comme l'assoiffé à une oasis, les yeux d'Eli se jettent sur le visage d'Elly. Ils cherchent désespérément une prise dans les traits de sa dernière alliée, de son ultime forteresse. Celle qui a toujours pu comprendre, même l'impensable, même l'incompréhensible.
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