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 we're all dying inside. (oana)

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MessageSujet: we're all dying inside. (oana)   Jeu 20 Avr - 0:43


[oana svendsen]
dancing in the dark,
in the pale moonlight.

nom complet : oana, consonances délicates et fragiles, comme les feuilles d'automnes glissant le long des arbres, funèbre descente aux enfers, chacune des lettres se meurent, les unes après les autres, jusqu'à se déposer à la surface du macadam nu des rues. et ces lettres, feuilles, être impurs sont soudainement balayés par le vent, personne n'a jamais voulu d'elle. personne n'est jamais parvenu à l'aimer comme elle les aimait, elle, l'enfant déchue, l'enfant perdue, au regard azur. celle qui possède une identité indéfinie, celle que l'on a abandonné, là, seule, avec pour seuls repères ce prénom pâle et sans vie.
svendsen, un nom qui ne signifie rien pour elle. un nom qu'on lui a laissé, là, d'une famille en morceaux. un nom qu'elle porte d'une crainte fébrile, elle ne se reconnaît pas entre les sonorités de ce nom, chaque jour, elle tente de se souvenir de cette première famille, la véritable, celle qui aurait du l'aimer, celle qui aurait du la désirer, à en crever, celle qui aurait du se battre pour elle, ne pas l'abandonner, là, aux tempêtes d'une existence indomptable et sauvage. ils se sont envolés, au loin, sans jamais revenir. et pourtant, elle a parfois toujours espoir, au creux de ses rêves, d'entrevoir leurs ombres se dessiner dans l'horizon. dans ses rêves, elle entrevoit presque leurs visages, leurs sourires, leurs pardons. dans ses rêves, elle retrouve sa famille et elle se trouve elle-même au coeur de cet instant symbolique.


âge, date et lieu de naissance : depuis combien de temps erre t-elle seule, oana ? s'est-elle perdue entre les tempêtes de la vie ? entends t-elle encore les murmures de son coeur gémissant ? son regard brille t-il encore d'un espoir destructeur ? ou l'a t-il tué, cet espoir vil, cet espoir infime, s'éteignant d'année en année sous le poids des instants, comme une chandelle dont la flamme se verrait emportée par le temps ? vingt-trois années d'errance au travers l'existence, comme une courte éternité qui lui pèse, qui la hante, elle voudrait parfois s'en détacher, se délester de ce fardeau fatal.
oana, elle n'est jamais véritablement née. ou du moins, elle ne s'en souvient pas, et personne n'est là pour le lui rappeler. au coeur de sa mémoire, elle se souvient des flocons de l'hiver, descendant du ciel en des spirales fluettes. elle se souvient d'un visage flou, indistinct, se rapprochant d'elle. elle se souvient de cette voix lui murmurant un joyeux anniversaire. elle n'a aucune date, uniquement des souvenirs. elle a également un lieu, havre de paix à des millions d'années lumières. la norvège. elle a tant de fois rêvé d'y retourner, mais elle a si peur, que les souvenirs remontent à la surface, et l'assaillent, et la tuent et l'assènent. elle en rêve, elle en crève. oana ignore tout d'elle-même. comment se construire, lorsque les origines ne sont que de vagues souvenirs ? oana est une maison abandonnée, un tas de ruine ignoré, reposant sur des fondations inexistantes.


origines et nationalité : elle se dit parfois qu'elle vient de l'univers entier, qu'elle appartient à chaque réalité, chaque infime partie de l'espace, chaque trou noir des galaxies. oana incarne le cosmos dans son intégralité, elle vient de partout et de nulle part à la fois. elle ne peut que supposer d'où elle vient. norvégienne, son passé semble enterré dans ce déluge de glace et de neige, comme cristallisé. et son présent, lui, demeure ancré en amérique. américaine, elle n'a pas choisi cette nationalité, elle n'a jamais rien choisi à sa vie, baladé d'un foyer à un autre, d'une existence à une nouvelle, elle a vécu mille vies en une seule. et, étrangement, elle se sent si vieille. comme une fleur fanant à la vu d'un hiver mortel et saisissant. . ◦

statut civil et orientation sexuelle : seule, toujours seule, oana est une île, sur laquelle rares sont les êtres à s'aventurer. avec son regard bleu glacé, sa brutalité fragile et inavoué, elle inspire souvent la peur, un désir mêlé de crainte, elle voudrait être aimé, par n'importe quelle âme, n'importe quel corps, n'importe quel esprit embrasé, mais son coeur semble inapte à fonctionner, comme une vieille machine rouillée usée par le temps, avant l'heure, une machine qui tarde à redémarrer. un seul, jusqu'à présent, est parvenu à la réanimer, est parvenu à lui offrir un peu plus de vie, un peu plus d'espoir. et sous le réveil brutal de son coeur endolori, elle a pris peur, oana, elle a fui, loin, si loin. elle préfère vivre avec ce silence perpétuel, plutôt que de supporter les gémissements d'un coeur souffrant d'une passion trop virulente. oana est devenue comète, traversant les voies lactées pour fuir cet éclair de vie qu'elle a frôlé.

occupation et situation financière : oana vit avec si peu, chaque jour est un carpe diem auquel elle tente de croire, qu'elle tente de rendre réel, authentique, véritable. elle vit avec le peu qu'elle a volé à sa précédente famille, à contre courant, elle tente d'avancer, entre les illusions d'un bonheur qu'elle feint. oana sourit, oana chante, et prétend être pleine de vie. elle chante, tard le soir, dans les cabarets, les bars bondés, les restaurants étoilés. elle chante, se délivre de sa souffrance, de sa rage, de toutes ces émotions qui gisent en elle. chaque jour, elle opère une résurrection, elle sent de nouveau pure, de nouveau belle, de nouveau jeune. jusqu'à ce que la chanson s'achève. jusqu'à ce que la réalité revienne à elle, boum, comme un coup de tonnerre. personne ne l'écoute, jamais, et entre ses mains tremblantes, quelques pièces, chaque jour, avec lesquelles elle tente de survivre, sans jamais savoir pourquoi.
probablement l'espoir.
l'espoir noir, l'espoir traître, l'espoir qui la rend si faible.

situation familiale : elle n'a pas de famille, oana. elle en a eu des milliers, au travers sa vie, au travers les années. probablement trop. des familles parfaites ne voulant pas d'une enfant si peu fonctionnelle, des familles détruites ne désirant pas un nouveau fardeau s'ajoutant à leurs misères. elle a les souvenirs flous de celle qui fut sienne, les souvenirs d'un père trop violent, chancelant, s'étalant sur le parquet, à ses pieds. elle se souvient de sa mère, la saisissant par les bras et lui demandant de fuir, loin, très loin avec elle. son père devient une ombre, et soudainement, sa mère en devient une également, elle se noie à son tour sous les jougs d'une souffrance indomptable, et elle l'abandonne plus d'une fois. elle lui dit qu'elle va revenir, qu'elle a besoin d'elle pour vivre. et pourtant, elle finira par ne plus jamais revenir. elle finira par n'être qu'un fantôme auquel se raccrocher au coeur de ses nuits solitaires. malgré toutes ces années, elle a espoir qu'elle lui revienne. elle l'aime autant qu'elle la hait. elle juste besoin de sa mère. elle a besoin de la voir, et d'avoir des raisons. était-elle si peu désirable ?

traits de caractère : oana ou la sensible, elle se laisse parfois trop submerger, elle ne parvient jamais à les contrôler, elle paraît forte sous son regard dur, son amère solitude, elle paraît increvable, elle joue si bien la comédie, elle joue si bien qui elle voudrait être, elle se joue des autres, autant qu'elle se joue d'elle-même. elle n'est ni invincible, ni insensible, elle n'est qu'une fleur aux pétales fragiles.
oana ou la créative, de sa gorge, s'extirpe une voix angélique, une voix délicate et féerique, une voix qui en dit tant sur son âme saccagée, une voix qui l'a trahi, elle et ses sentiments. son chant est un exutoire, si elle est encore en vie, elle le doit à ce don divin calmant ses peurs et ses pensées noires. au travers ses mots enchantés, ses maux désenchantés semblent s'atténuer.
oana ou la solitaire, elle ne l'a jamais choisi, elle ne l'a jamais voulu. elle semble destinée à être seule. ou du moins, elle fuit tout ceux qui s'approchent trop d'elle. au fond, elle a peur d'être abandonné une nouvelle fois, elle a peur d'être brisé une nouvelle fois, elle a peur de trop aimer, et ainsi, de trop souffrir. parce qu'elle ne peut penser l'amour sans souffrance.
oana ou la charismatique, poupée de porcelaine, elle attire, elle séduit, sans le vouloir. elle a beau jouer les solitaires, son regard océan la rend presque obsédante, hypnotisante. parfois, elle en use, lorsque la faim la tiraille, lorsque ce carme diem incertain la rattrape, elle tente d'user de ses charmes, maladroitement. mais, elle n'est jamais plus séduisante que lorsqu'elle nage en pleine innocence.
oana ou l'insoumise, parce que malgré sa vulnérabilité, personne ne peut la posséder, personne ne peut la dompter, personne ne peut se l'approprier. elle est libre, comme une étoile filante lancée à pleine vitesse, elle fuit ceux qui tentent de la posséder, ou parfois même de l'effleurer.
oana ou la chandelle, elle brûle d'une ardente ferveur. sans cette force, cette puissance brûlant au fond d'elle, elle n'aurait jamais survécu, elle se serait laissé mourir. elle a la rage de vivre, elle a la rage d'essayer, elle a la rage au ventre, au coeur, et toute cette violence qui brûle en elle, un jour, elle va la laisser exploser, un jour elle va détoner, exploser, comme une étoile à sa mort, répandant un chaos d'une ampleur mortelle.

groupe : we'll never be satisfied, oana espère trop à en désespérer d'être jamais heureuse. pourtant, elle le sait, tout vient d'elle, elle s'entête à fuir le peu de bonheur qu'elle rencontre, elle en a peur.


let's talk about spaceships
draw me my pain. oana est fascinée par les âmes perdues, celles dans lesquelles elle entrevoit le reflet de son propre visage, déchiré, presque pathétique. des âmes qui comme elles, ont souffert violemment, ont été renversés par l'existence, de tout côté, comme des poupées malmenées, sans la moindre possibilité de se défendre, de riposter. comment se venger d'un destin inexistant ? comment se venger de cette douleur brûlant ses entrailles, et les leurs, celles de toutes les âmes détruites ? elle en voit de tout côté, elle les reconnaît, cette douleur dans leur regard, cette flamme qui hurle toute leur souffrance dans un silence glaçant. elle tient un journal dans lesquels elle les décrit, les dessine parfois aussi. et au travers son propre regard, elle les transforme, et finit par les rendre presque beaux au travers sa voix saccagée, tard, le soir dans les bars. elle donne vie à ces portraits qu'elle peint dans son esprit, et finalement au travers les sonorités de ses cordes vocales. elle chante pour eux. elle chante pour qu'ils comprennent que tout ira mieux, un jour, peut-être. parce que l'espoir est là, il la bouffe, et oana égoïste, elle désire que ce même espoir les bouffe aussi. et les désillusions. et les mirages. et les chimères. elle vit dans un rêve, au coeur d'un spectacle presque comique tant il est tragique. pourtant, oana, elle a conscience que toute cette tragédie, elle la façonne, elle la nourrit, elle la cultive. elle pourrait lui dire adieu, je m'en vais, regarde moi, je vais partir. mais, elle n'en a jamais le courage, ou le désir. au fond, elle n'a connu que cela, et l'inconnu la hante, la broie, la déchire. elle aussi, elle est pantin guidé par des peurs insensés. elle aussi, elle se dépeint au travers ses chants du soir. funèbre enfant fuyant les monstres du placard, se fuyant elle-même.

the wandering orphans. et de ces âmes qu'elle dessine dans ses cahiers noirs, ces âmes pour qui elle chante, ils sont les seuls qui importent véritablement, les seuls qui puissent la tirer de sa solitude, les seuls qu'elle ait jamais vraiment aimé, d'un amour presque bancal. ils sont comme une famille, celle qu'elle a choisie, au détour de deux foyers, elle les a rencontré, dans ce havre où tous les êtres délaissés sont abandonnés, comme dans une décharge. différentes pièces défectueuses se complétant. ensemble, ils sont parfaits, ils forment un idéal, celui que la société attend d'eux. elle les retrouve parfois, elle se souvient d'eux à jamais, ils sont les orphelins errants entre familles et solitude, ceux qui comme elle, sont aimés puis hais, abandonnés une nouvelle fois comme de vieux jouets cassés. ils sont tellement brisés que personne ne veut d'eux. parfois, ils se retrouvent au coeur d'endroits abandonnés, dans la ville de san diego, là où ils se sont toujours retrouvés, dès qu'ils revenaient de leurs nouvelles familles bien trop parfaites pour eux. plus d'une fois, oana a tout mis en oeuvre pour ne jamais être aimé, pour les retrouver, pouvoir se reconnaître en eux, pouvoir une nouvelle fois être comprise, être contemplé comme un véritable être humain, sans pitié, ni désarroi, ni amour feint. parce qu'aujourd'hui, l'humanité entière semble se perdre dans une spirale de mensonge, à vouloir trop aimer, plus personne ne s'aime plus vraiment. pourtant, entre eux, réside un véritable amour, parfaitement indescriptible. les orphelins se sont construits leur propre famille, bancale, mais véritable.

fix me, please. elle en a eu des familles, des adultes pensant se retrouver dans son regard bleu glacé, pensant voir en elle leur enfant, celles qu'ils avaient cherchés depuis si longtemps. en eux, elle ne voyait rien, hormis un vide, abyssal. elle voyait des faux semblants, un désir presque trop puissant de combler les trous de leurs coeurs, comme le reste du monde. mais, oana était la dernière à pouvoir les soigner, les sauver. elle n'a jamais été suffisante, pour quiconque. emmuré dans un certain silence, un regard de glace, elle n'était pas l'enfant souriante dont ils avaient besoins. bien vite, ils s'en délestaient, de ce poids supplémentaire, déchirant leurs coeurs au lieu de les rafistoler. avec chaque famille, elle voyait une nouvelle vie se dessiner devant elle, jamais la bonne, jamais celle qu'elle aurait voulu avoir. oana ne se trouvait pas eux et en ce qu'ils lui offraient. elle ne pourrait se trouver qu'en ses véritables géniteurs, aussi détruits soient-ils. dans ses souvenirs, ils n'étaient que violence, chaos et confusion. et pourtant, au coeur de ce vaste bordel, oana s'était persuadée qu'elle aurait pu se retrouver. sa place n'est pas entre les façades de la perfection, sa place est là où tout est sombre, confus, brutal. là où tout est rude et brut, dans le bas des rues, sur le macadam. loin des lumières, loin des estrades.
sa place est pourtant introuvable, ses parents n'existent pas ou plus.


in cold blood, i left you. elle s'est trouvée, une unique fois, au coeur d'un chaos comme elle en a rêvé. un chaos similaire au sien. une famille qui n'en était pas vraiment une, comme la sienne. dans cet appartement miteux et froid, elle a eu le sentiment de revivre ces quelques souvenirs au creux de son enfance givrée. elle a le sentiment de se retrouver. elle se souvient du père, violent, froid, brutal, battant sa femme. une femme soumise, défendue par un fils intrépide. il était comme toutes ces âmes qu'elle dessinait. il était l'idéal d'une âme brisée. lorsqu'elle a fait ses premiers pas, dans ce foyer froid, sans éclat, bien trop sauvage, elle a entrevu dans son regard une douleur fascinante, obsédante. et dans sa voix, elle a décelé ce qu'elle voulait entendre depuis toujours. "here everything is worse than what you have known." elle a presque cru se trouver ici. en lui, surtout. avec lui, surtout. elle était supposée remplacer le bébé qu'ils avaient perdus, la femme disait avoir rêvé d'elle, et de son regard glacé, comme une résurrection de ce qu'elle avait autrefois aimé et perdu. ici, tout était pire, et beau à la fois, parce que vrai, authentique, plein d'une rage propre à la vie. avec lui, elle fuyait ce foyer empli de souvenirs, avec lui, elle se sentait vivante. ils se nourrissaient de leurs cauchemars mutuels, ils s'aimaient d'un amour étrange, fondé sur un chaos déstabilisant. pendant deux ans, ils se sont domptés, ils ont soignés leurs plaies, ils ont tenté de survivre ensemble. jusqu'à ce que ce soit trop. jusqu'à ce qu'oana réalise qu'elle ne pouvait pas risquer de le perdre. elle le sentait, il allait finir par lui échapper. alors, c'est elle qui s'est éclipsé, comme le soleil fuyant la nuit. la veille de ses dix-huit ans, elle l'a quitté, lui, et son éternel chaos, volant le peu d'argent que la famille possédait. elle s'est rendue haïssable, pour qu'il ne désire jamais la retrouver, elle, la voleuse de coeurs. celle qui avait fuit tout ce qu'elle avait jamais bâti de beau. pour une vie d'errance à outrance.

on the road. oana, elle a voyagé, sur les traces de kerouac. elle s'est perdue sur la route, avec la peur au ventre de le revoir un jour, et le manque au coeur de ne pourtant jamais le revoir non plus. depuis qu'elle est partie, elle n'a jamais été elle-même, elle ne s'est plus vraiment ce que cela signifie. elle a chanté à de multiples endroits, à de multiples personnes, et chaque soir, elle n'était jamais la même, comme traversée par de multiples caractères, qu'elle s'amusait à interpréter. là-bas, nulle part, elle avait droit d'être qui elle souhaitait. jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus de ce spectacle sans fin, jusqu'à ce qu'elle souhaite se retrouver, se souvenir de celle qu'elle avait été. la route ne lui a plus suffi, comme mascarade à son coeur en larmes.

sweet home. alors, oana est revenue sur ses pas, au commencement, là où sa mère l'avait abandonné, là où elle s'était retrouvée tant de fois, là où elle avait construit cette famille qui lui manquait. au coeur de san diego, elle les a retrouvé, quelques uns d'entre eux, dans le même état qu'elle, secoués par une vie et des émotions trop virulents. comme condamnés à toujours finir ensemble, ils sont encore une poignée à traîner ensemble, et à se comprendre. ils sont sa maison, la seule qui l'ait jamais vraiment satisfaite.



and a kiss to make it better
pseudo/prénom : lucile (ou lulu pour les intimes ) / lost soul. I love youâge et pays : bientôt la majorité officielle ouioui (et le bac aussi. ) et france forever. avatar : margaret qualley. I love youscénario/pré-lien/inventé : inventé avis, autres : ça pue la perfection par ici. crédits : tumblr.


Dernière édition par Oana Svendsen le Ven 21 Avr - 23:55, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: we're all dying inside. (oana)   Jeu 20 Avr - 0:44


excerpts from my souls book.


i draw through words every soul i met.

♫ ♫ ♫

to the broken souls.

( la fille du métro. ) elle avait un visage délicat, sensible, comme une poupée de porcelaine. un corps infime, fragile, que seule la brise du vent pourrait briser. aux yeux des autres, elle était banale, parfaitement normale. la fille du métro, perdue dans ses pensées. au travers ses yeux verts, je lisais pourtant ses pensées, tornades, tempêtes, elle mourait de l'intérieur. et personne ne s'en apercevait. elle mourait depuis si longtemps. comme un cri aigu qui s'échappait de ses iris en un éclair, jusqu'à moi. elle criait si fort, pourquoi personne ne l'entendait ? elle semblait désespérée, elle semblait prête à tout pour y mettre fin. et pourtant, son visage demeurait lisse, intacte, comme inanimé. personne ne voyait ce ras de marée dans le vertige de ses yeux. moi, je m'y noyais. avec elle. j'essayais de la sauver, du regard, dans mes pensées. pourtant, elle ne luttait pas, elle se laissait couler. comme un papillon en fin de vie, ne battant plus des ailes, touché par la mort et sa clarté cruelle. je la voyais là, incapable de battre des ailes, comme une peinture contemporaine d'une souffrance interne. j'aurais voulu lui hurler de se battre, de ne pas abandonner, jamais. j'aurais voulu lui dire "take your broken wings and learn to fly", sur un air de mccartney. j'aurais voulu lui donner espoir. mais, la rame du métro s'est ouverte, et soudainement, elle a disparu, elle et sa souffrance. le papillon s'est noyée. son regard m'obsède, j'aurais voulu la sauver.
elle est partie.


( le garçon soleil. ) ce garçon là, il n'avait pas un regard souffrant, comme tout les autres. ce garçon là, il nageait dans une sorte de bonheur inaccessible. il avait ce regard qui palpitait d'une joie non feinte, véritable. pendant longtemps, je l'ai fixée. j'ai attendue que la mascarade s'efface. j'ai attendue de découvrir son véritable visage, la façade dissimulée de son âme, la noirceur de son coeur. je ne l'ai jamais vu. et pourtant, je l'ai cherché. j'ai tenté de sonder son coeur, il brillait, d'une lueur aveuglante. est-ce même possible de produire tant de lumière, à lui seul ? il incarnait le soleil, et j'étais icare. je me suis brûlée, à vouloir voler trop près de lui, à espérer trouver son secret, à voler son bonheur, me l'approprier, à jamais. j'aurais voulu capturer quelques rayons du soleil qu'il représentait, les capturer dans un bocal, et les contempler, dans l'aube du matin ou dans la nuit, clartés précieuses réchauffant mon âme tremblante. mais, je ne suis parvenue à en capturer aucun. il me semble impossible de voler pareil trésor. je me suis persuadée que lui aussi, il était brisé, d'une certaine façon. pour connaître un tel bonheur, il a du tant souffert, tant endurer. il me redonne espoir, en un sens. il est un espoir pour les âmes détruites, comme moi et comme toutes les autres dans ce carnet. il incarne notre idéal soleil. la nuit, il devient certainement étoile.

( opaque reflet. ) dans ce miroir, je me vois. je me contemple, moi, mon visage, mon regard, ma souffrance continue. je crois me reconnaître, ou la reconnaître. j'ai l'impression d'être dans un rêve. oana, face à moi. face à oana, moi. tout est confusion, acide ou amère. dans le miroir sale et poussiéreux, se reflète le crépuscule du soir, d'un rouge clair, me rendant irréelle. mes yeux glaciaux me fixent, et j'y lis tout ce que je fuis. regrets, remords, solitude choisie. j'y vois les mensonges qui dansent, virevoltent, s'emmêlent. je vois des doubles de moi-même, toutes ces facettes que je ne suis pas. j'essaye de me retrouver, je suis probablement perdue, celle que j'étais, c'est lui qui la détient.

( lui. ) elle dansait dans son regard, elle brûlait, elle implosait, elle semblait s'échapper de ses yeux tourmentés pour saccager le monde, nous saccager tous. il avait ce regard dont on ne se remet jamais. ce regard qui hurle, et qui pleure en un même temps, ce regard qui signifie tant. il était dragon, tempête, brasier enflammé. il était cette chandelle qui "brûlait, brûlait, pareilles à des chandelles romaines explosant dans la nuit noire", il appartenait aux âmes que décrivait kerouac, il appartenait à ceux qui demeuraient droits, braves, invincibles, face à la vie, face à la souffrance, face à tout ce qui détruit et qui blesse. il était en sang, écorché dans sa peau et dans son âme, et pourtant, il souriait presque, de rage, d'une rage si belle, de cette rage dont je me serais abreuvée jusqu'à mon souffle ultime. il était poursuivi par des milliers de flèches, qui le traversaient, de part son corps, en un impact brutal. pourtant, il continuait d'avancer, et de lutter. il m'offrait de sa vie, et de sa force au travers son regard, il m'offrait un peu de son âme. je ne la méritais pas, cette âme qui me paraissait trop précieuse pour être contemplée trop longtemps, presque trop fragile car si rare. j'aurais voulu la cristalliser en pensée, je vais la cristalliser au travers mes mots. demain, je vais partir, et je vais oublier l'intensité de son regard. je vais oublier le goût de son corps, de ses lèvres, de sa peau, son odeur, son être tout entier, et de son âme. cette âme qui va tant me manquer, cette âme et sa flamme rebelle, et sa lueur mortelle. il me possède, je dois me délivrer de lui, je suffoque, j'étouffe.
je meurs.
j'espère que je le reverrais.
je désespère de le revoir.
adieu.




Dernière édition par Oana Svendsen le Sam 22 Avr - 1:14, édité 3 fois
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Cal McLeod

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MessageSujet: Re: we're all dying inside. (oana)   Jeu 20 Avr - 1:34

wow ta plume excellent choix d'avatar également
bienvenue parmi nous et bon courage pour le reste de ta fiche I love you
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MessageSujet: Re: we're all dying inside. (oana)   Jeu 20 Avr - 8:32

jameees cette perfection   et j'adore le prénom  I love you
mercii en tout cas  cat
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MessageSujet: Re: we're all dying inside. (oana)   Jeu 20 Avr - 11:11

Magnifique plume. Bienvenue! I love you

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▪️ ▪️ ▪️  but in our story, who is the monster at the end of the book? oh my love, the monster is time.

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MessageSujet: Re: we're all dying inside. (oana)   Jeu 20 Avr - 12:12

oh merci tu es adorable I love you alicia est vraiment magnifique
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Côme Archer

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MessageSujet: Re: we're all dying inside. (oana)   Jeu 20 Avr - 12:33

bienvenue parmi nous I love you
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MessageSujet: Re: we're all dying inside. (oana)   Jeu 20 Avr - 15:43

Ce début de fiche.
Bienvenue

_________________
{ she said a bit of madness is key to give us new colors to see, who knows where it will lead us, and that's why they need us, so bring on the rebels, the ripples from pebbles, the painters, and poets, and plays, and here's to the fools who dream, crazy as they may seem. }

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MessageSujet: Re: we're all dying inside. (oana)   Jeu 20 Avr - 19:03

merci à vous deux, vous êtes beauuux
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Dottie Rose
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MessageSujet: Re: we're all dying inside. (oana)   Sam 22 Avr - 12:45

Ta fiche est vraiment superbe. Bon jeu. I love you

_________________
▪️ ▪️ ▪️  but in our story, who is the monster at the end of the book? oh my love, the monster is time.

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MessageSujet: Re: we're all dying inside. (oana)   Sam 22 Avr - 13:06

oh merciii, je suis trop heureuse d'être validée  I love you et ça me fait tellement plaisir que ma fiche plaise    
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MessageSujet: Re: we're all dying inside. (oana)   

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we're all dying inside. (oana)
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