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 smoke. (tasha)

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Eli de Quincey

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MessageSujet: smoke. (tasha)    Jeu 20 Avr - 23:02

you have always been content to destroy yourself,
so others would never have the chance.
after all, it is far easier to burn a house down,
than to grow comfortable living in it.

(your heart's an arsonist -
building bridges so you have
something to burn)

Elle est de dos. Il l'observe un instant, à couvert, dans une des alcôves menant au parc. Immobile, attentif à ne pas être remarqué, Eli inspecte les environs. S'humecte les lèvres. Et part à la chasse. Il y a les lustres et les petits fours au crabe, il y a les nœuds pap et le jazz feutré, les parures et la diction, mais en dessous de tout ça, ce n'est qu'un putain de documentaire animalier. Il aurait dû s'attendre à sa présence. Maintenant qu'elle touche à la philanthropie (ou, plus exactement, maintenant que les philanthropes la touchent), il était attendu qu'elle parade son décolleté au fundraiser en faveur de, de quoi encore ? Peut-être les vétérans de la guerre en Irak. Ou l'économie de l'eau en Californie. Auquel cas, l'abondante consommation de Chardonnay serait rendue bien ironique. Il aurait dû s'attendre à la voir ici, il le sait, mais il a tout de même été pris par surprise, en observant les courbes de, hm, sa nuque, faire une entrée triomphante dans le hall du musée. Elle est seule, mais il sait que ce n'est que temporaire. Que son - toussotement - 'bienfaiteur' de cavalier ne va pas tarder à s'abattre sur elle à nouveau. Va débouler pour se l'accrocher au bras comme un excentrique et élégant bouton de manchette. Elle croit jouer dans la cour des grands, l'idiote. Elle n'est qu'une babiole de plus dans le cabinet de curiosités du 1%. C'est tout ce qu'elle ne sera jamais. Une illusion sur une étagère. Trainée des bas fonds et pourtant, vous y avez cru, l'espace d'une seconde; mais il y a des signes qui ne trompent pas, ladies and gentlemen: les cicatrices, par exemple. Ou la chair de poule de celle qui a toujours eu froid, bien qu'elle clame n'être que flammes. Pitiful little trophy wife. Elle a l'air vulnérable, de dos. Elle a l'air mortelle. Sa nuque est dégagée, gracile. Eli ignore s'il a plus envie d'y enfoncer un baiser ou un couteau à huitres. Remarque, les deux options ne sont pas mutuellement exclusives. Digression. A la place, il y glisse sa main. Paume tiède contre peau satinée. Son pouce rencontre une boucle de cheveux, s'y engage, et il tire, forçant le menton de Tasha vers lui. Un large sourire placardé sur les lèvres, Eli s'assure que, pour quiconque tournant malencontreusement le regard dans leur direction, ils soient le paradigme des amicales retrouvailles. Sa voix est un murmure feutré, mielleux, lorsqu'il lui souffle à l'oreille "Mes croquis d'Hopper. Tu as cru que je ne m'en rendrais jamais compte ?" Découvrir le portfolio vide, deux jours auparavant, l'avait poussé dans une rage fébrile. Lui, qui ne fait confiance à personne, avait pourtant été trop candide. Il aurait dû vérifier plus tôt. Il avait cru qu'elle possédait une once de dignité, mais c'était oublier qu'elle n'était que simulacre. Ersatz d'éducation, alors qu'elle n'était rien de plus qu'une putain de Nowheresville, California, qui s'affairait dans les pantalons des hommes, car c'est tout ce à quoi elle aurait jamais accès. Il avait eu la décence de ne pas la prendre pour une catin. De la considérer, si pas son égale, au moins digne de son attention. Mais sous la couche de vernis, elle s'est avérée n'être qu'une pierreuse de plus. Qui n'a, à l'évidence, pas d'ambition allant au-delà de sa condition péripatéticienne, puisqu'elle s'est elle-même accordé un paiement en échange du sexe qu'il avait cru égalitaire. Et ce sont trois croquis de la main d'Edward Hopper, acquis pour cinq chiffres à une vente aux enchères, qu'elle a estimé digne rétribution de ses services. Connasse. "Si c'est des thunes que tu veux, très bien. Prends-en. Tu les mérites bien," continue Eli, lascif, s'assurant que son souffle, proche de la peau parfumée, fait s'hérisser le pelage de sa proie. "Mais rends-moi les Hopper. Quel usage une fille comme toi pourrait bien en avoir, de toute façon ?" Le miel se fait métallique, la supériorité est cliquetante. Laisse l'art aux adultes, l'ingénue.

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Tasha Taylor

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MessageSujet: Re: smoke. (tasha)    Ven 21 Avr - 23:47

Tasha ne paradera au bras de personne ce soir, hormis de vieux clients libidineux et de potentiels prospects. Et non, pas ceux auxquels son rang pourrait la contraindre, on parle travail ici. Elle a été dépêchée par la banque, l'assistante, pour remuer joliment du cul, battre des cils, flatter les philanthropes qui leur confient leurs capitaux et en flairer de nouveaux. Elle déteste ce rôle, Tasha. C'est une performance auquel elle s'adonne régulièrement, mais de son propre chef et là est toute la différence. Alors que ces imbéciles élitistes, du haut de leur tour d'ivoire, ne se gênent pas pour lui rappeler sa condition de femme de la plus gerbante des façons : elle est là pour séduire. Pour faire joli et aguicher ces connards qui pensent que tout s'achète, qui manient des milliards et des fusions-acquisitions comme des sommes anecdotiques. Cet abruti d'Elliot Meadows, elle pourrait lui frire le cerveau rien qu'en parlant chiffres mieux que lui. Elle le sait Tasha, et il le sait aussi sans doute, derrière ses blagues graveleuses déplorables et sa façon de l'exhiber comme un trophée alors que bientôt, elle aura davantage de diplômes que cet attardé télescopé grâce à papa. Tasha déteste ce milieu. Elle déteste la finance qui asservit toujours plus les pauvres pour offrir aux puissants, méprise cette ambiance sexiste et délétère, qui pense que tout s'achète et se consomme. Que rien ne compte. Si elle se contente de s'en mettre discrètement plein les poches, Tasha sait qu'un jour, elle ne résistera pas au chant des sirènes, à commettre un impair à l'aide de codes qui ne lui appartiendront même pas pour ruiner leurs petits profits, pour assassiner leurs carrières qui ne reposent sur rien, du vent, des chiffres fantoches sur des écrans pixel. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, elle se plie joliment à l'exercice, ondulant des hanches dans une robe seyante qui tranche avec sa peau dorée. Tasha rétracte les griffes et cache les canines, ne laissant apercevoir de la noirceur qui consume son âme que l'agressivité voilée qui luit toujours dans son regard, féroce. Juchée sur ses escarpins hors de prix, elle embrasse la salle de son regard conquérant et s'apprête à entamer la désastreuse ronde des mondanités forcées, elle qui les déteste tant lorsque les poils de sa nuque s'hérissent. Son épiderme, bien avant elle, a une conscience accrue de la présence derrière elle et se crispe lorsqu'une paume tiède s'invite contre sa peau brûlante et ose s'emparer de ses cheveux. Elle serre les poings et les dents dans une violence contenue, Tasha, tente de maintenir bien en place le masque étroit des apparences alors que son corps meurt d'envie de se cabrer, de bondir sur l'inconnu pour lui passer l'envie de la toucher sans son consentement. Mais bien vite, la rage est chassée par la mémoire sensorielle qui délie lentement ses muscles à mesure que le murmure de l'inconnu s'invite, suave, jusqu'à elle. Eli putain de Quincey. "Rectification : j'espérais que tu t'en rendes compte." Elle use du même ton que le sien, Tasha, laissant ses opales enflammées combattre les siennes. Ouais, elle espérait qu'il réalise sa perte, le fils à papa dans une sentiment jubilatoire de toute-puissance. Mais avec lui, rien de gagné, après tout que représentait trois feuilles de dessin de moins à côté d'une fortune inestimable et d'un nombre de possession ahurissant, auquel aucun être humain normalement constitué n'était capable d'accorder l'attention nécessaire. La possession matérielle, elle l'excuse chez elle, Tasha, elle la comprend. Pour elle qui a toujours manqué de tout, ce n'est que réparation de se battre pour réparer l'injustice originelle, d'arracher à ces élites débilitantes tout ce qu'elles n'ont jamais méritées. Qu'a fait Eli, pour en arriver là, à part pénétrer sa silhouette arrogante de petit roi là où les portes s'ouvraient pour lui ? Pour sa belle gueule, d'accord, mais surtout pour la fortune de son illustre famille, le tout réuni dans un patronyme à particule en lettres d'or, éternel pass vip pour sa foutue existence. C'est quoi son mérite, à lui ? Il n'a besoin de rien, la vie danse déjà entre ses phalanges depuis qu'il a été expulsé comme n'importe quel autre tête de navet hurlante et souillée du vagin de sa mère. Eli, il a tout eu sans ne rien avoir à demander, il se promène dans un jeu vidéo truqué, dénué d'obstacles, quand elle se les ramasse en pleine gueule si jamais elle ne se montre pas assez rapide. Ca l'énerve, Tasha. Ca l'a toujours énervée mais elle aurait pu lui pardonner ses péchés d'insolent petit con s'il ne l'avait pas blessée aussi personnellement. Dans sa lutte, dans sa soif de réussite, oui, mais surtout dans son ego ébranlé de nature, rapiécé à la va-vite des centaines de fois. Elle a baissé sa garde, Tasha, elle lui a offert sans le vouloir, sans le réaliser, plus que ses courbes, elle a écarté davantage que les cuisses et Eli, il est allé fourrager partout où il n'était pas invité, laissant ses empreintes nauséabondes ailleurs que sur sa peau satinée. Elle n'avait pas prévu qu'il lui morde l'âme et c'est la raison pour laquelle elle est en guerre ouverte, absolue, perpétuelle contre lui. Une bataille rangée qui n'appelle rien d'autre qu'une écrasante victoire. Natasha ne fait pas dans les armistices fades, dans les drapeaux blancs. Elle, elle connaît l'odeur du sang et celle de la poudre et elle n'est jamais aussi bonne que dans l'excès. Et les armes d'Eli ne sont plus aussi affûtées, tandis qu'il sous-entend qu'elle n'est qu'une traînée. Elle se pare d'un sourire en coin, Tasha, résolument railleur, alors que ses doigts viennent jouer avec le noeud papillon qu'il déteste tant porter. Quelle naïveté, qu'imaginer l'atteindre en pointant du doigt une sexualité toujours portée en étendard, aussi assumée que celle d'une actrice porno. "Tu penses sincèrement que me traiter de pute va te ramener tes précieux croquis ?" Naïf. Ou delusional, elle hésite encore. Elle sourit, Tasha, la voix chaude et sensuelle, appréciant tant la proximité des lèvres d'Eli contre sa peau qu'une suite dont elle se délecte déjà, garante de l'effet de surprise. Elle se moque en le cherchant de ses opales caressantes aux cils infinis, élargissant juste assez son esquisse sulfureuse pour dévoiler des canines prédatrices, prêtes à tout pour se repaître de sa rage. "Je le sais, que mes services méritaient bien davantage que ce que tu daignais m'offrir. C'est bien pour ça que je les offre à un autre..." glisse-t-elle sans ne rien perdre de son assurance impérieuse, galvanisée en agitant le spectre de Will sous son nez. Elle joue, Tasha. Elle joue pour déstabiliser, elle joue pour gagner, pour oublier le bordel à l'intérieur et ce myocarde aveugle et sourd qui sonne quand même l'alarme pour lui. Pour l'aimer ou le bousiller, elle ne sait pas trop. Et ça n'a aucune importance. Elle est passée à autre chose. Elle a brûlé le livre au lieu de le ranger sagement jusqu'au prochain chapitre, poursuivant leur dangereuse partie d'échecs en s'immisçant dans sa vie, à défaut de son lit. Eli l'a trahie en baisant une nana quelconque, elle décide de lui offrir une plaie similaire, quoique à l'aide d'une lame plongée dans du poison. C'est sur Will, qu'elle a jeté son dévolu. Un ami. Un rival. Un membre premium de son premier cercle, une proie de choix qu'elle prend un plaisir jouissif à chasser. A aimer. Bruyamment, de préférence. Eli est proche. Trop proche. Au point où ses sens aiguisés, prédateurs, meurent d'envie de briser la maigre distance qui les sépare pour s'emparer de ses lèvres qui dansent juste contre sa nuque. Tasha ignore si elle rêve de les mordre jusqu'à les déchiqueter copieusement, bousiller ce qui savait si bien faire gémir les siennes, ou juste les unir à sa bouche désireuse, qui se mord la lèvre inférieure dans une posture de fausse ingénue, tentatrice. Elle se marre sous cape, de ses propos polysémiques pourtant pas dénués d'aigreur. C'était même pas son fric qu'elle voulait. Plus, en tout cas. C'était juste lui. Quelque chose de plus pour nourrir le trou noir au fond de son ventre qui ne semblait jamais rassasié de lui. Mais Eli est un homme. Et comme tous les hommes, il est incapable d'irriguer son cerveau et sa queue correctement, en même temps, alors ce pruneau desséché censé lui servir de coeur ... parlons-en. Ou n'en parlons pas, plutôt. Agacée par les lois de l'attraction toujours présente qui vient écraser ses épaules dénudées, Tasha abat ses cartes. Elle aime la tension lorsqu'elle l'instille, pas lorsqu'elle la subit, définitivement pas quand sa peau dévoile ce qu'elle se tue à cacher, à son contact. C'est une réaction épidermique, qu'elle pense. Allergique. Et c'est tout. C'est tout, mais elle n'y croit pas tout à fait et ça suffit à Tasha pour balancer une bombe qu'elle avait prévu de maintenir encore un peu au creux d'elle, une main flirtant malicieusement avec le détonateur. Eli, il devait foncer contre ses appâts comme un taureau face au rouge. Mais finalement, elle décide d'attiser seulement sa rage en délivrant son petit secret du bout de ses lèvres peintes, comme une foutue conversation anecdotique. "Absolument aucun. C'est pour ça que je les ai brûlés." Timbre bas, équivoque, et petit air supérieur calqué aux lèvres, Tasha entre dans le rôle qu'Eli a façonné pour elle et avec lequel il tâche de la blesser : la fille trop conne pour l'art. Qu'il aille se faire foutre, lui aussi. Et comme pour s'assurer que leur perte l'affecte douloureusement, la mante religieuse ajoute encore du piment à une mixture déjà versatile, sans ne rien briser de l'intimité magnétique de leur proximité. "C'était ça ou les offrir à Will, mais je craignais que persiste en lui un soupçon de loyauté envers toi." Elle se moque, l'excessive qui a toujours aimé jouer avec le feu, les prunelles brillantes, malveillantes dardées sur Eli, pour se nourrir du plus léger tressautement sur ses traits. Tasha, elle est dopée à la violence.
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Eli de Quincey

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MessageSujet: Re: smoke. (tasha)    Mer 26 Avr - 17:27

Il observe la braise dans ses pupilles, et l'image est frappante. Elle est un foutu Montecristo. Luxure et pestilence, extase et pollution. Le guilty pleasure absolu. Il l'a inhalée, exhalée, elle a imprégné la fibre même de ses fringues, de ses draps, s'est immiscée jusqu'à ses poumons, où elle loge toujours. Sillon de cendres, son cœur au brasier. Il l'a glissée entre ses lèvres et, tout ce qu'il veut, désormais, c'est l'écraser contre un cendrier. Il la hait, c'est sans équivoque. Ce n'est pas ambigu. Ce n'est pas hésitant. Il souhaite la réduire à rien; l'éteindre, une bonne fois pour toutes. Mais elle est incassable, Tasha; s'il est or, elle est diamant. La seule à pouvoir l'écorcher, c'est elle-même. Et si Eli rêve de la piétiner, la laisser s'étouffer sous une semelle Armani, il sait qu'elle est totalement hors de sa portée. Car si ça n'avait pas été le cas, s'il n'avait pas senti son pouvoir comme un prédateur renifle les faiblesses, il ne lui aurait même pas accordé un regard. C'était ce qui avait attiré son attention, plus que n'importe quel décolleté ou jupe fendue qu'elle enfilait comme l'uniforme de celle qui prostituait sa dignité. Il n'avait d'yeux que pour ce qui se trouvait en dessous de la soie : la peau élastique, les côtes d'acier, les canines et les griffes. L'indestructibilité. Même son palpitant, lorsque les doigts d'Eli s'agitaient contre elle, ne battait pas la chamade mais le tambour de guerre. Lingerie, satin, perles, tous les artifices savamment pensés n'avaient jamais eu la moindre efficacité, n'avaient jamais rien éveillé en lui, ils n'étaient que remparts à surmonter dans sa course effrénée vers elle, dans son besoin de la mordre. La psychologie est simple, et Eli n'a jamais prétendu l'ignorer. Bien sûr que le petit garçon sadique allait tomber amoureux de l'inébranlable. La suite aussi avait été bassement prévisible. Le petit persécuteur, devant la certitude que les roseaux plient mais ne se brisent pas, allait essayer. Voir jusqu'où la légende allait rester véridique jusqu'à ce qu'il ne réussisse à la faire mentir. Il avait réussi. Evidemment. Il avait réussi et s'était délecté du 'crac'.

"C'est bien pour ça que je les offre à un autre." La poigne d'Eli se resserre, se fait joug. Voilà donc ce que la salope a fait de lui. Un obéissant. Pire qu'un soldat de plomb, un lap dog, qui s'assied quand on lui dit de s'asseoir, fait le beau quand on lui ordonne de faire le beau, aboie quand on mentionne son remplaçant. Eli, en vrai gosse de riche, n'a jamais été possessif que de ses objets, laissant les gens n'être que des distractions intermittentes lorsque la Cadillac est à l'entretien, lorsque la bouteille est vide. Tout le pouvoir que Tasha a sur lui est, précisément, né du fait qu'il a toujours pris soin de la considérer comme un jouet de plus. Usé, mis de côté, abîmé, abandonné. Il l'a laissée s'échouer sur le carrelage, les articulations en L, s'en est allé enlacer une autre poupée, et a bien pesté de s'apercevoir que, prêt à se saisir d'elle de nouveau, elle n'était pas où il l'avait laissée. Elle n'avait pas eu la décence de l'attendre sagement dans la poussière. Si Eli éprouve rarement assez d'intérêt envers les gens pour être jaloux, il déteste cependant qu'on lui emprunte ses affaires. Exhibit A : ses putains de croquis, qu'il va récupérer même s'il doit les extorquer aux doigts crispés du cadavre de Taylor. Ce ne serait pas la première fois qu'il mène une maîtresse à la tombe, songe-t-il, ever the cynic. Putain, et dire qu'il avait réussi à passer trois heures sans penser à Nina. "C'est pour ça que je les ai brûlés" la diversion fait mouche. Pour s'empêcher de lui arracher malencontreusement la nuque – en public, ça ferait mauvais genre – Eli la lâche brutalement. Fait un pas en arrière. Il veut croire qu'elle bluffe, il veut en avoir la certitude; après tout, elle n'est pas suffisamment conne pour bazarder le seul pouvoir qu'il lui restait sur lui, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ?! Il déglutit. Il la connaît mieux que ça. Il sait qu'elle est capable de tout, absolument tout, car elle possède l'avantage de n'avoir rien à perdre. Puisqu'Eli est conscient qu'elle verra sans peine la rage qui luit dans ses yeux, il ne fait aucun effort pour la cacher. D'entre deux lèvres plissées, Eli laisse échapper un rire froid, perfide, sale. "Et dire que t'aurais pu te sortir de ta" il la balaie du regard, cherche la flèche qui atteindra la cible "mendicité… si facilement." Eli est pourtant presque certain qu'elle avait la ferme attention de mettre sa montre sur eBay, après cette première nuit passée chez elle. "T'aurais pu t'acheter un peu de fierté ou d'indépendance. Mais j'aurais dû m'en douter," il hoche la tête, l'acidité lisible partout sur ses traits, cavalier tête baissée qui veut enfoncer sa lance dans un endroit tendre, qui cherche la douce sensation de l'acier pénétrant sous l'armure, pourfendant la chair. "T'as toujours été plus fougueuse qu'intelligente." C'est sa dernière arme. Attaquer sa sagacité, la seule possession en laquelle elle a toujours eu confiance. Elle pense avoir deux coups d'avance, compenser par la matière grise ce que sa position ne lui a pas obtenu. Eli, enfant roi, réclame son pound of flesh. Il veut la voir bouillir, hurler, lui sauter à la gorge; c'est bien la dernière chose qui le fait bander. Surtout, il refuse de lui offrir la satisfaction inverse; aussi, il lisse ses traits, fait retomber les épaules, lui fait grâce d'un sourire intensément supérieur car il est souverain, blanc, en sécurité. "Il a toujours été loyal, pourtant. Jusqu'à prendre soin de mes affaires quand je suis occupé ailleurs. Brave Will." Le dédain coule aisément hors de ses lèvres, éclabousse les dalles sous leurs pieds. C'est léger, mais il est prêt à tout pour ne pas perdre prise. La peau lumineuse de Tasha offre une surface lisse, mais il s'accroche. Il tâtonne, cherche une faille pour y glisser les phalanges, pour se hisser à sa hauteur. Plutôt mourir que de lui montrer à quel point elle lui fout le vertige : Eli garde le port-de-tête princier, fait signe à un plateau flottant de coupes de champagne d'approcher. Il a besoin de se prouver que, si elle a tout pouvoir sur lui, lui, il a tout pouvoir ici. Ce monde est le sien, et bien qu'elle se soit barrée avec ses Hopper, son caviar, son coeur, il existe des richesses qu'elle ne pourra jamais lui voler.

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