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 eyelashes longer than your dick (tasha)

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Tasha Taylor

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Messages : 27
Avatar, © : suki waterhouse, balaclava.
Pseudo : aghnn.
Age : 25 yo.
Activité : quietly destroying the world.
Statut : heart : half dead, half biting your neck.
En poche : lighter, lipstick, perfume sample, knife.

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RP: oui (2/3)

MessageSujet: eyelashes longer than your dick (tasha)   Jeu 20 Avr - 19:32


[Natasha Taylor]
insérer citation ici

nom complet : natasha taylor, un patronyme long et putassier qu'elle déteste viscéralement. natasha, ça fait soumise de l'est et taylor ... c'est d'un banal, ça pue la classe moyenne, une odeur âcre qu'elle déteste et qui la fait passer pour une vulgaire girl next door. pourtant, la classe moyenne, c'est bien plus flatteur que la lie de ce monde d'où elle provient réellement, la môme. ◦ âge, date et lieu de naissance : sa mère prétend ne pas s'en souvenir, elle a égaré les papiers. tasha, elle a aucune foutue idée du jour de sa naissance. elle sait seulement que c'était quelque part aux alentours de la mi-juin, encore au printemps et que l'orage grondait alors qu'elle déchirait les entrailles de sa mère. elle s'en fout, de son anniversaire, elle déteste le fêter et se souvenir de tout ce que ça évoque. tasha, elle préférerait connaître sa future date de décès et célébrer une année de moins à fouler cette vaste terre qui ne lui dit rien qui vaille. la gamine est née à compton, une ville délaissée, délabrée, tristement connue pour engendrer majoritairement des petits criminels ... et de rares rappeurs. ici, on connaît la précarité et la violence, les rixes et la pauvreté. pécuniaire, culturelle, familiale aussi. compton est l'une de ces villes à l'ascenseur social en panne qui fait la disparité de l'amérique. celle des oubliés du système, la californie qui trime, loin du rêve américain. ◦ origines et nationalité : américaine. ◦ statut civil et orientation sexuelle : en couple avec will vanderbilt au patronyme aussi sexy que lui. parfait parti, parfaite revanche sur la vie qui l'a trop souvent baisée et sur eli et sa gueule d'amour qui lui donne envie de lui broyer les burnes jusqu'à en faire d'adorables raisins secs à porter montés sur une bague en or blanc. son orientation n'est pas une vraie question. la seule qui compte c'est : que peux-tu lui apporter ? si la réponse est rien, passe ton chemin. tasha est opportuniste avant tout, ce qui la classe dans la catégorie des bisexuels gourmets. ◦ occupation et situation financière : tasha, elle est doctorante en sciences politiques, lotie d'une bourse bien remplie qui lui suffit absolument pas. dans ses travaux, elle oppose le smart power américain au hard power russe, encense la realpolitik de poutine et prône, ni plus, ni moins, un retour à la guerre froide entre deux hégémons pour retrouver la stabilité des relations internationales. un sujet décrié, sans compromission, avec un rien de violence tue derrière. comme elle. le reste du temps, elle gravit lentement mais sûrement l'échelle sociale sur laquelle elle darde toujours un regard défiant, déjà victorieux. tasha, elle bosse dans une grosse banque d'affaires, à mi-temps, en tant qu'assistante en fusions-acquisitions. elle a du flair, du sang froid et l'envie de dominer ce monde machiste et élitiste qui lui file la gerbe. mais ça suffit jamais pour ses dépenses personnelles, pour son envie de briller en société, pour ses déguisements griffés et le traitement coûteux qu'elle finance anonymement à sa mère internée. alors tasha, elle arnaque, elle vole, elle embobine ou emprunte. rien ne l'arrête. ◦ situation familiale : l'histoire officielle la dit orpheline, pour faire chialer la ménagère et son bon roi dans les chaumières. ◦ traits de caractère : féroce, insatiable, sarcastique, piquante lorsqu'elle est blessée, naturellement susceptible (cf. point précédent), excessive, impatiente, manipulatrice, déviante, insaisissable, intelligente, ambitieuse, envieuse, lunatique, égoïste, dangereuse, fascinante, énigmatique, féline, effrontée, frondeuse, inconsciente, inconstante, mauvaise, contradictoire, insensible, frustrée, insatisfaite, jalouse, possessive, vengeresse, lascive, indisciplinée, fuyante, futée, sulfureuse, médisante (diviser pour mieux régner), instable, souvent glaciale, parfois brûlante, débrouillarde, tête brûlée, caractérielle, violente, fière, menteuse, insoumise, charmeuse, charnelle, impertinente. ◦ groupe : we'll never be satisfied.

let's talk about spaceships
un. Cinglée. C'est le mot qui a longuement résonné dans les bas-fonds de Compton pour définir Tasha comme le reste des Taylor, sa mère et ses lointains cousins, caïds violents tout droit sortis d'Orange mécanique. Ils sont complètement barges disaient les mères en tirant les petits par la manche pour leur éviter de fricoter avec ces mômes, ta mère est complètement folle raillaient les gosses mesquins de l'école primaire, et même les professeurs finirent par penser qu'ils étaient anormaux ancrant ce constat solidement en elle. C'est vrai qu'elle ne leur faisait pas de cadeau, Tasha. Elle pouvait s'acharner jusqu'à obtenir des résultats excellents comme se lever au beau milieu d'une leçon et quitter la classe si elle jugeait que cela ne l'intéressait pas, refusant d'être contrainte à quoi que ce soit. Dérangée, peut-être qu'elle l'est finalement, avec les névroses de son subconscient qui agitent en elle un comportement outrancier, illogique, impossible à appréhender. Ce qui est certain c'est que Molly Taylor, elle, a été diagnostiquée schizophrène et a largement contribué à l'égarement complet dans lequel patauge sa fille unique. deux. Y a pas d'amour dans l'histoire de Tasha, aucun, jamais. Il y a seulement la triste mésaventure d'une gamine crédule et complexée, embobinée par un énième garçon médiocre et libidineux, désireux de devenir homme. Ce n'est même pas un scénario de film, il faut des héros pour faire des comédies romantiques, des personnages attachants, ou beaux à la rigueur. Pas des pestiférés sans argent ni charisme. Le conte de fée de Tasha c'est ça, une gonzesse engrossée dans des chiottes dégueulasses, quelque part entre la douleur d'une première fois pas tout à fait consentie (qui aurait été appelée un viol, partout ailleurs que dans ce milieu désoeuvré) et la nausée persistante de la boisson. Elle a fini par sangloter doucement en sentant la substance mouillée, visqueuse, entre ses cuisses, ignorant tout ce qui venait de se produire. Elle avait mal, au ventre et au coeur et la petite frappe de quartier s'en moquait bien, ravi de s'être vidé les burnes. Il l'a fréquentée, pourtant, cette fille pataude et même pas belle, toujours d'humeur changeante. Il a abusé de sa naïveté pour la conduire là où les autres filles, jeunes, inexpérimentées, n'allaient pas, il a dévoré sa candeur à coups de reins brutaux et l'a achevée sous les coups en apprenant cette grossesse indésirable, indésirée. Et puis il s'en est allé, s'évanouissant loin de Compton et du visage tuméfié de cette fille à moitié folle, enceinte. Molly a haï Tasha avant même sa naissance. Elle l'a haïe de toute ses forces, espérant la déloger. Elle se frappait la tête contre le mur de désarroi et puis le ventre aussi, un ventre bleu d'hématomes et rouge griffure. Une fois, elle a même essayé de se charcuter avec des aiguilles à tricoter pour déloger ce foetus répugnant qui condamnait ses espoirs d'un ailleurs plus beau. Mais Tasha était déjà une enragée de la vie, une enragée tout court qui donnait des coups de pieds violents pour se manifester et qui s'accrocha malgré tout. Malgré Molly. trois Tasha, elle a le cerveau niqué, elle est fucked up, extrême, imprévisible et inflammable. Elle est de ces filles qu'on ne comprendra pas, jamais, et pourtant, il suffirait de savoir. Il suffirait de regarder dans le fond de ses yeux ternes où ne brille pas grand chose, si ce n'est l'immense brasier de la désolation, qui se ment à lui-même en nourrissant de vaines aspirations alors que tout ce qu'il désire, c'est te cramer et incendier le monde avec toi. Tasha, elle n'a jamais eu de raison d'aimer sa vie. C'est une grande égoïste qui a dû s'élever toute seule derrière le spectre effrayant d'une mère violente, qui faisait pleuvoir les coups enragés, les injures perfides. Et elle, elle la regardait avec la haine au fond des yeux et la rage au bord des lèvres, convaincue qu'elle la tuerait, un jour, elle et ses voix de cinglée. Mais même la haine, finit par s'estomper. Et puis si elle aussi bancale, c'est que l'absence du père lui a manqué, toujours. La gosse l'imaginait comme un preux chevalier sur son cheval blanc qui surgirait un jour du levant pour venir la sauver de cette vie terne et souillée. Avec les années, ce désir ardent s'est mué en rancoeur. Une rancoeur optimale, vengeresse, assez pour que Tasha s'entête (et s'endette) à le retrouver, où qu'il soit. Elle l'a fait. C'était pas bien compliqué, Oliver a continué à gravir les échelons des Crips et quitté Compton pour un terrain de jeu plus vaste, à Los Angeles. Elle l'a cueilli dans un bar, dragué comme la dernière des traînées, la bile aux bord des lèvres, avant de le conduire dans un motel sordide. C'est là qu'elle l'a confronté Tasha, méconnaissable sous sa perruque de feu et les lunettes qui dévoraient ses traits poupons. Elle l'a détaillé longuement, ce bourreau tant espéré, tremblante, pour le mettre en joue avec un flingue volé aux cousins. Elle voulait le tuer pour ce qu'il lui avait fait. Elle voulait voir sa cervelle répandue sur les murs comme menue monnaie de son absence, de ses espoirs déçus. Alors elle l'a écouté, Tasha. Elle l'a écouté la supplier, se mettre à genoux, promettre monts et merveilles comme la sous-merde qu'il était. Elle se souvient encore de la sensation grisante du flingue entre ses doigts, du pouvoir et du palpitant qui bat contre la pulpe de ses doigts. Tasha l'a écouté, elle l'a dépouillé, le laissant croire à sa survie. Elle l'a même laissé se relever, se diriger vers la porte avant de lui tirer une balle dans la nuque, de dos. Une mort lâche pour un être lâche. Elle regrette pas son geste, la gosse. Ses valeurs sont biaisées, le bien et le mal lui échappent et seule sa survie régit ses actions alors Tasha, elle regrette pas. Il méritait de mourir pour le trou noir qu'avait causé son absence à l'intérieur, pour le fantôme brisé qu'il avait fait de sa mère. Mais parfois, elle doute Tasha. Quand l'ivresse la prend par surprise, quand l'obscurité l'enveloppe dans une étreinte plus étroite, elle se demande si cet homme était réellement son père et pas un innocent pris dans le feu des gangs à qui elle a fait confiance aveuglement, aveugle à tout sauf à sa vendetta personnelle. C'est rien qu'un point d'interrogation mais parfois, il lui cisaille les entrailles jusqu'à la faire suffoquer. quatre. Tasha, elle imagine que tout lui dû parce qu'elle a souffert, sans penser un seul instant à tous ceux qui se sont fait avoir avant elle, sans rien obtenir en retour. Elle veut de l'amour, ouais, mais elle veut aussi tout le reste. Tout. Elle est matérialiste et dépensière, assez pour avoir dû battre des cils malgré sa bourse confortable pour Princeton, obtenue à la seule sueur de son front. Tasha, elle n'a pas honte de se faire entretenir, de considérer les riches comme des dollars sur pattes. Elle s'est jamais considérée comme une prostituée, pourtant, elle a souvent flirté avec la ligne rouge, Tasha, à s'acoquiner des hommes mûrs toujours prompts à gâter les jolies filles peu farouches, aux casés de longue date, qui alignent les billets en échange de silence. Tout est bon pour renflouer ses poches vides et sa vision du sexe est simple : avant d'être un instrument de plaisir, un moyen de prendre un pied d'enfer, c'est surtout une monnaie d'échange. Le moyen qui justifie une fin. Alors elle s'en fout, Tasha, de ceux qui gravitent dans sa bulle, elle s'en fiche qu'ils lui plaisent ou non, qu'ils soient plein d'esprit ou pas, elle n'a toujours vu que ce qu'ils lui rapportaient, comme un placement juteux. Durant ses études, son fric passe en fringues d’apparat, en mensonges cosmétiques, en vaines tentatives technologiques de laver l'affront qui lui a été fait : être née pauvre et mal aimée. Heureusement, les fées qui ne se sont pas suffisamment penchées sur son berceau lui ont quand même filé une bonne dose de matière grise, assez pour prouver à tous ces minables qu'elle pouvait se barrer de classe, ne jamais écouter ou noter et tous les baiser quand même à l'examen final. Ce qu'elle a fait, dans un gang bang intellectuel du plus bel effet. Consciente de sa propre inculture qui jure avec son QI, Tasha est passée par des phases forcenées où aucun livre ne lui échappait avant de s'en désintéresse au profit d'une nouvelle passion toute aussi éphémère. La vérité, c'est qu'elle n'aime rien, mais qu'elle a tout à prouver. Qu'elle avait tout à prouver, son diplôme en sciences politiques décroché haut la main suffisant à réparer son ego en miettes. Ce n'est pas sa faute, si sa mère a tardé à l'inscrire à l'école et que tous savaient lire avant elle. Ce n'est pas sa faute si on ne l'a jamais stimulée, si on ne lui a jamais offert un bouquin, un jeu éducatif. Tasha, elle s'est construite toute seule et ramassant les miettes à la va vite et c'est sa plus grande fierté : Princeton après la lie de l'Amérique. Elle aurait pu s'arrêter là, mais ce serait mal la connaître. Elle veut devenir docteur juste pour le titre et le prestige que ça induit. Elle veut être de ces grands professeurs qui se proclament experts en tout et partager sa vision du monde lucide (d'autres diraient pessimistes) en tuant le temps dans des think tank déracinés de la réalité. Et le reste du temps ? Elle est comme tous ceux qui souhaitent une revanche sur la vie, Tasha. Elle veut le pouvoir. Beaucoup, beaucoup de pouvoir, plus grisant que l'argent, plus rare et dangereux aussi. cinq.  Si Tasha inspire aisément confiance avec son minois de poupée, il est préférable de ne pas se laisser avoir par ses grands yeux innocents et son petit sourire en coin qui donne chaud : c'est une arnaqueuse. Et de longue date, l'école étant son premier terrain de jeu, là où son ingéniosité prodigieuse était connue de tous : Tasha, c'est la môme qui parvient à récupérer les sujets d'examens ou les corrigés et c'est d'ailleurs ainsi qu'elle commença sa carrière de petite délinquante, en vendant à d'autres élèves le fruit de ses trouvailles. Désireuse de gagner un peu d'argent pour s'acheter des fringues neuves et le maquillage qu'elle enviait sur les autres filles, Tasha a très tôt tout marchandé, envoyant valser sa dignité et sa morale dans la caniveau sur l'autel de ses désirs intarissables. Cela a commencé par les corrigés d'examen, les affaires dérobées chez la voisine, et une chose en entraînant une autre, elle est allée plus loin, laissant les puceaux surexcités admirer sa poitrine naissante, puis la toucher. En grandissant, consciente du pouvoir d'attraction de ses courbes et d'un corps d'adolescente nettement plus gracieux que celui dont on l'avait pourvue jusqu'alors, Tasha a cessé, consciente qu'elle pouvait en tirer en tirer plus que quelques dollars crasseux. Alors elle a gravi les échelons, en s'acoquinant des mauvaises fréquentations de Compton (spoiler alert: elles sont légion) qui l'ont acceptée rapidement. D'abord avec l'ironie au bord des lèvres comme une petite soeur à protéger et ensuite, en lui accordant plus de crédit. Protégée par ceux qui formeront plus tard la nouvelle génération des blood, flirtant outrageusement avec l'un ou l'autre, Tasha apprend de leurs méthodes dans l'ombre, sans un mot, et c'est auprès d'eux qu'elle fera ses classes. On ne lui demandera rien, jamais, mais elle n'est pas faite pour la discrétion et très vite, son envie d'épater la galerie, de prouver aux roublards du quartier qu'elle est aussi maligne qu'eux, dépasse sa crainte d'être attrapée. Elle rend de menus services à ses "copains", gagne ses premiers deniers dépensés immédiatement et évite les gardes à vue, au sein d'une police complaisante, dépassée face à l'insolence infinie des mineurs qui n'ont rien à perdre. Avec l'âge et l'expérience, elle s'éloigne de la noirceur des gangs dont la bienveillance s'étiole avec les années, craintive à l'idée de finir sur le trottoir comme l'une de leurs putes et se saisit du sésame de sa bourse du mérite comme d'un ticket de sortie de la médiocrité ambiante. Pour autant, Tasha n'a pas abandonné : dans la banque d'affaires où elle officie à mi-temps, elle n'hésite pas à affabuler les plus naïfs, les plus riches, les plus pressés, les peu regardants, toutes les cibles faciles. Elle falsifie quelques lignes mineures, fait des erreurs qui rentrent dans les marges communément acceptées et empoche les différences sans se heurter à sa morale (inexistante). Tasha, elle a pas de pitié pour les riches et c'est la raison pour laquelle, au lieu de bosser d'arrache-pied à sa thèse, elle s'atèle à monter un système de ponzi à petite échelle pour s'enrichir copieusement, et de préférence sans se faire prendre. Elle tient à son casier vierge, elle qui n'a plus rien d'innocent ou d'immaculé. six. L'amour la fait gerber. C'est un problème de riche, les intrigues minables de ceux qui n'en ont pas d'autres. Quand t'as trimé dans ta vie, quand ton compte en banque tire la gueule et que t'as l'ego en miettes ... t'as pas le temps pour ça, pas le temps pour suturer les coeurs brisés et faiblir. Ça a toujours été sa philosophie de vie, à Tasha. Pas le temps pour l'amour, pas l'envie non plus. Elle a eu des copains pourtant, des tas mais toutes ses relations ou presque jusqu'à ... récemment, ont été construites sur le même modèle fait de voix caressantes, de sexe débridé et de laisse invisible autour des nuques de ses proies inconscientes de leur condition. A défaut de l'amour, Tasha et le sexe, ça a été organique, absolu ... mais aussi compliqué, car il est ardu d'être une femme dans un monde d'hommes. Comme pour tout, elle a brûlé les étapes, désiré tout et son contraire, surtout une domination complète sur l'autre et son apprentissage s'est fait trop vite, quand les collégiens libidineux raillaient sa bouche à pipe et qu'elle s'est évertuée à comprendre, puis à maîtriser à la perfection cet exercice transformant ce qui était une insulte en un compliment malsain, bancal, mais qui lui allait. Elle laissait ces imbéciles croire qu'ils allaient se faufiler entre ses lèvres trop bien pour eux avant de serrer très fort leurs pénis ridicules pour mieux les griffer jusqu'au sang, espérant leur refiler un sida dont elle ne connaissait rien, si ce n'est le caractère effrayant. Parce que Tasha, elle est en guerre perpétuelle contre le monde, elle ne supporte pas les injures et les moqueries, alors elle, elle feule et elle mord. Elle en a connu, des hommes et quelques femmes aussi. Il y a eu les ploucs manipulables du collège puis du lycée, trop bons trop cons, aveuglés par la promesse d'un tour entre ses reins, ceux qui la voulaient car Tasha était bonne et en l'assumait, au lieu de feindre la jeune fille outrée dont on ose détailler les courbes insolentes pourtant dévoilées. Elle refusait d'être comme sa mère, utilisée et gourde, alors sa sexualité elle l'a portée très tôt en étendard, se muant dans le rôle d'initiatrice, de maîtresse débridée face à laquelle les puceaux perdaient toute contenance avant de la traiter de salope, une fois faits homme. Il y a eu les premiers copains sérieux de fac qui ne duraient jamais, une fois copieusement drainés (et pas seulement de la façon qu'ils imaginaient), la découverte des jupes des filles, les relations éphémères et opportunistes à défaut d'être tarifées. Tasha a baisé des riches, des puissants, des mafieux, elle a baisé des corps pour monnayer un avantage, pour manipuler, pour tromper, pour se protéger. Elle a toujours fait l'amour dictée moins par ses désirs que par son instinct de survie qui mélange tout, et son ambition dévorante qui oublie le reste. Jusqu'à la goutte d'acide pour enrayer une mécanique bien huilée, pour embraser un palpitant glacé, aride et desséché et le faire océan déchaîné, tempête et vagues déchiquetées contre la digue. Eli, à l'origine, n'était que cet énième pigeon, l'arrogance qu'elle hait lorsqu'elle n'es pas sienne, le fric tatoué partout sur sa peau dorée et ses sourires magnétiques. Elle a eu envie de lui comme de lui faire ravaler son assurance détestable dans un besoin impérieux alors Tasha, elle a fait les deux. Elle l'a pris, lui, ses soupirs, ses baisers, ses mains, ses reins. Et puis sa montre, aussi, juste là pour appuyer une fortune évidente. Et quelques billets, subtilisés discrètement. Il est revenu le lendemain, sirupeux, charmant, avec une bouteille ... et l'envie d'en découdre. Un jeu. Une partie entre stratèges aux règles mal définies, qui ne pouvait que mal finir. C'est son coeur, qui a mal fini. Ce palpitant oublié, encagé, qui ne tombe jamais pour personne, ce coeur féroce qui mord au lieu de baiser est tombé entre ses mains à lui, négligeantes, habituées à ce traitement de faveur. Eli n'en a rien fait, Tasha la môme mal-aimée a vu ses fêlures suturées s'ouvrir à nouveau et dans un mécanisme de défense bien rôdé, elle a attaqué. S'est faite glace, puis feu, acide, amère, hystérique ou malveillante, ténèbres ou bien lumière aveuglante dans une tentative vaine de le soumettre. De le voir céder. Mais Eli, il n'a rien pigé, ce con. Il a repris ses dés pipés par une vie facile pour aller jouer avec une autre godiche et Tasha, elle a cramé la parenthèse enchantée au lieu de se contenter de la refermer. Elle en a fait un gigantesque brasier qui brûle toujours en elle, du feu ardent de la vengeance. D'une soif de destruction qu'elle sait bien mieux apprivoiser que ces sentiments encombrants dont elle ne sait que faire. Qu'il ne mérite pas, lui encore moins que les autres. Elle le hait, et comme tout ce qu'elle déteste, cette sensation familière, bien connue, elle y pense constamment. Et c'est terriblement frustrant, pour Tasha qui n'est pas une amoureuse transie. Elle c'est plutôt l'inverse, la divine idylle. Le genre de femme idéalisée et inaccessible devant laquelle les artistes tombent, très charismatique, dotée d'une vraie présence et d'une aura mystérieuse teintée de danger qui fait d'elle bien plus qu'un physique même si belle, elle l'est nécessairement. C'est une femme fière qui ne se livre pas facilement et ne rend jamais les armes, une force de la nature entière, passionnée mais aussi brutale dans son égoïsme qui fait souffrir, même si elle ne le réalise jamais tant ses désirs prennent le pas sur tout le reste. Tasha est inconstante et dotée d'un mental d'acier qui se lit dans la dureté expressive de son regard qui refuse toute concession. Elle, c'est l'héroïne libre et effrontée que chérissent les écrivains, les poètes et les chanteurs, féminine et sensuelle, insoumise et magnétique, excessive et en roue libre, toujours. Un cocktail toxique et dissipé, pour une novice des relations sentimentales. Les siennes sont souvent inconséquentes, charnelles, torrides, secrètes et éphémères. Et calculées à l'extrême. Alors qu'il aille se faire foutre, le salaud à particule. sept. Tasha, elle aurait pu être prodigieuse mais dans une volonté destructrice qui ne la quitte jamais, elle a décidé d'être... rien, rien d'autre qu'un écran de fumée muni de désirs inatteignables pour nourrir la rancoeur originelle. Le néant le plus complet. Lorsqu'on la hait, elle devient plus haïssable encore mais lorsqu'on l'aime, elle se dérobe et s'évapore jusqu'à ce qu'on se mette, aussi, à la détester. Tasha, c'est la sangsue qui se nourrit de la substance des autres jusqu'à les rendre aussi vains qu'elle. C'est un automate sans ressorts, un jouet sans piles : elle n'a pas d'autre ambition que de voir le monde cramer et de brûler avec lui tout en s'occupant à penser l'inverse. Qu'elle veut tout quand en réalité, tout l'indiffère, son sort comme celui des autres. Rien ne parvient à l'animer assez longtemps pour l'extirper de sa propre prison de chair. Mais, elle, elle ne laisse personne indifférent, c'est un don comme une malédiction. Que ce soit par son physique, son comportement (outrancier, imprévisible, capricieux, vulgaire) ou sa façon de s'exprimer, tantôt soigné tantôt injurieuse et choquante, on la remarque. Tasha attire les mauvais garçons qui s'imaginent pavaner avec une belle plante à leur bras, le genre assez farouche pour supporter deux trois torgnoles en cas de manquement, elle attire les rêveries, fantasmes et attentions des jeunes hommes timides et réservés qui lui décrocheraient la lune et les étoiles juste pour un sourire, les richards qui pensent que tout s'achète, même les impétueuses insoumises, et elle attire plus encore les artistes, les paumés, les brisés, qui sentent en elle résonner le carillon des âmes naufragées. Tous s'y perdent ou s'y noient, plus ou moins férocement. Parfois, Tasha essaye, tant par jeu, ennui que réel semblant de volonté, de se glisser dans un carcan. Elle devient celle que l'on désire qu'elle soit pour quelques heures ou quelques jours, semble s'apprivoiser avant de mordre douloureusement la main qui la soignait sans aucun regret. Indomptable, elle l'est par nature. Ce n'est pas (toujours) un choix. Il y a des jours, des moments, des instants, où Tasha réalise qu'elle n'a rien de plus qu'un objet inanimé si ce n'est la méchanceté et la violence qui coule dans ses veines. Elle est née malheureuse, révoltée et mourra sans doute ainsi. Mais ce qui est certain, c'est qu'elle refuse de s'éteindre silencieusement, comme tous ces pauvres dont on cache la misère. Elle, elle veut descendre ces élites puantes avec elle, les emporter dans une grande explosion dévastatrice, une fois qu'elle sera au sommet. huit. Tasha n'a jamais été une fille à filles. Souvent détestée (jalousée) à l'enfance, elle a pris l'habitude d'éviter les nanas et n'a jamais connu l'effervescence d'une grande bande de filles. La vérité ? Elles l'intimident un peu, moins qu'elles-mêmes se méfient d'elle, mais un peu quand même tant elle ne sait pas interagir convenablement avec ses semblables. Avec les hommes qu'elle déteste tant, c'est facile : elle instaure un rapport de séduction poussé dont elle connaît toutes les ficelles. C'est presque comme répéter un texte appris par coeur, tous les jours de sa vie. Avec les filles en revanche, Tasha ignore comment se conduire pour ne pas déclencher leur ires instantanément. Parce qu'il y a quelque chose d'irritant dans son comportement qui semble toujours conduire droit à la compétition, même implicite. Toujours sur le fil, silencieuse puis explosive, Tasha charme puis agace et souvent les deux en même temps dans une posture de tentatrice assumée qui sait parfaitement comment parvenir à ses fins... tout en ayant un don inconscient pour l'auto-destruction méticuleuse. Mesquine ou câline, maligne ou pétrie de doutes, elle cultive une ambivalence qui la rend difficile à suivre ou à comprendre, même pour elle-même. Ballottée par une existence de laquelle elle n'attend rien et tout à la fois, Tasha est plus vulnérable (euphémisme, le bon mot serait esquintée) que ne le laissent paraître ses répliques de petite conne, ses sourires en coin insolents et sa façon de danser autour des ennuis comme si rien ne l'atteignait. A la réflexion, il est normal que les filles ne l'apprécient pas, voyant en elle la prédatrice peu scrupuleuse qu'elle est souvent pour asseoir ses envies vengeresses et terriblement manichéennes. Pourtant, y a une nana qui n'est jamais rentré dans ce mécanisme, une nana de toujours, une voisine devenue amie, égale, âme soeur peut-être. Jules. Fascinante, dangereuse, révoltée, l'autre face d'une même pièce. Elle est la seule qui ne lui échappe pas tout à fait, la seule sans doute qu'elle sait aimer au lieu de détruire, la seule qui n'ait pas le droit à sa sordide indifférence. La seule. Et pourtant, elles s'engueulent, s'injurient, se frappent ou s'embrassent, hurlent ou feulent. Trop semblables pour fonctionner sans heurts, trop différentes pour ne pas s'attirer comme des aimants. Tasha et Jules ont toujours tout partagé, de la pauvreté comme pétrole engluant au mépris des hommes en passant par une férocité de révoltées qui veulent les voir brûler, ces connards de puissants. Mais leurs chemins divergent, Jules lutte et milite quand Tasha trompe et imite et leur colocation tapageuse est souvent le théâtre de prises d'opinions magistrales, jusqu'à les laisser pantelantes. neuf. Plus que consciente que seule son enveloppe charnelle la sauve de l'indifférence, du mépris et de tout ce vers quoi l'entraînerait sa personnalité féroce et sa condition originelle, Tasha souffre de troubles alimentaires. Enfin, sur le papier parce que son comportement vis à vis de la nourriture ne lui cause ni peine, ni douleur. Elle s'en moque et considère ses privations comme une simple routine classique, des sautes d'humeur. Elle n'a jamais faim, d'ailleurs, et est passée maîtresse dans l'art de détourner l'attention à l'heure des repas, pour cacher qu'elle joue à manger, sans jamais le faire réellement. Elle s'agite, triture sa nourriture, l'attire jusqu'à ses lèvres juste au moment où elle se souvient d'un truc important à raconter et continue son manège jusqu'à trouver une combine pour donner, faire disparaître ou juste prétendre ne plus avoir faim. Parfois, prise dans ses crises infernales où, désensibilisée à l'extrême, elle a l'impression de fondre, de perdre substance comme tout ce qui l'entoure, Tasha engloutit à s'en faire exploser le ventre. Elle dévore sans réfléchir à la recherche d'un ciment à son être à la dérive et termine sa course aux toilettes, à vomir aussi bien cette vie inutile qui la répugne que cette bouffe grasse à en crever. Elle a commencé très jeune, comme moyen d'exorciser la violence en elle aussi bien que la reçue ... et n'a jamais arrêté. dix. Son caractère volcanique est souvent confondu avec de l'arrogance ou la sensation d'être supérieure aux autres. C'est faux. Tasha ne s'aime pas plus qu'elle aime les autres, c'est là l'une de ses tragédies : elle n'aime personne. Les opales attentives ne manqueront pas d'aviser les légères stries qui décorent sa peau laiteuse, toutes récoltées à l'adolescente. Consciente que quelque chose ne tournait pas rond chez elle et effrayée à l'idée de devenir aussi folle que sa génitrice, Tasha s'ouvrait. Elle coupait avec une lame chauffée à blanc, d'un calme chirurgical, et écartait la plaie pour observer le liquide opaque, rougeoyant qui s'en écoulait. Elle imaginait son sang noir, vicié, puant. Malade. Mais il était normal, bien qu'elle n'ait jamais éprouvé cette sensation. Tasha n'est pas suicidaire, elle ne s'est jamais scarifiée pour se blesser, pour se faire du mal, pour se punir ou bien mourir. Seulement pour vérifier que le monstre tapi à l'intérieur de sa mère ne vivait pas en elle aussi. Car elle craint le spectre de la schizophrénie plus que tout au monde. C'est ce qui la pousse (inconsciemment) à brûler sa vie par les deux bouts : Tasha a peur des voix, tellement qu'elle imagine en entendre parfois, celles qui guidaient sa mère, la rendaient doucereuse ou mauvaise, acariâtre ou tendre mais inflammable. Terriblement inflammable. Constamment soumise à la pression dense qu'elle s'inflige, Tasha agit déjà presque comme une folle, sans pourtant l'être. Elle anticipe un mal qui ne l'accablera jamais et avance dans la vie comme si elle en souffrait déjà, dans une espèce de mimétisme malsain. A la limite, on peut la catégoriser chez les bipolaires, ceux qui montent très haut et tombent très bas, ceux qui s'autorisent tous les éclats. Mais rien de plus. Elle a seulement la haine qui brûle ses veines et de la glace au lieu du coeur. onze. Il ne faut pas faire l'erreur de considérer Tasha comme une jeune femme fragile parce qu'elle est soumise à ses démons. Les siens la dévorent, oui, mais ils bouffent surtout tous ceux qui s'en approchent. Elle n'est pas une demoiselle sans défense : dans les quartiers mal-famés, elle a appris à injurier, cracher, se battre comme un homme. Sa féminité, elle, est arrivée bien plus tard, lorsqu'elle a perçu le regard changeant, insistant, des hommes sur son corps. Avant, Tasha était l'un d'eux. Même aujourd'hui, elle pense souvent être un homme enfermé dans un corps sensuel et désirable, féminin. Elle ne possède aucune douceur, est encline à la brutalité, à la violence, à la sauvagerie, elle préfère le sexe brutal et ne ploie jamais sous les coups qu'elle n'hésite pas à donner. Tasha contemple les femmes comme d'étranges spécimens, une race incroyable et surprenante à laquelle elle ne se sent pourtant pas rattachée le moins du monde. Elle pourrait peut-être aimer en devenir une, elle pourrait sans doute aussi en aimer une, plus simplement, mais elle ne peut pas taire tout ce qu'elle est trop longtemps et même lorsqu'elle essaye, même lorsqu'elle joue à la parfaite maîtresse de maison, minaude, récure et cuisine, quelque chose ne prend pas. C'est une agressivité voilée dans le regard, une provocation perpétuelle, tout qui trahit chez elle des instincts plus masculins que féminins. Tasha se figure comme une machine. Ni homme, ni femme, pas réellement vivante mais fonctionnelle. Et c'est un foutu paradoxe parce que Tasha, elle possède les défauts les plus féminins qui soient : la jalousie, l'hystérie, la rancune, la séduction létale, elle est à la fois nymphe et harpie, sirène et déesse. Femme avec un F majuscule malgré tout ce qu'elle pense, malgré des instincts prédateurs et masculins. douze. Jalouse et possessive, Tasha a besoin de compter pour les autres même si eux ne comptent pas pour elle. Elle ne vit que pour s'imprimer dans les mémoires ou sur les peaux, convaincue qu'elle ne peut exister qu'à travers d'autres. Excessive comme elle l'est, personne ne l'oublie et elle se nourrit de cette conviction pour tirer un jour supplémentaire sans se sentir noyée de détresse. ☆ Dans la liste de ses menus défauts on compte un penchant pour la mythomanie, la cleptomanie (surtout des petits riens débiles qui ne lui serviront jamais) et surtout... une bonne dose de mauvaise foi. ☆ Tasha porte toujours une touche de rouge sur elle, du sac aux chaussures, d'une robe à ses lèvres, d'une écharpe à un élastique, elle n'oublie jamais d'ajouter à ses tenues une teinte de pourpre, première couleur visible par l'oeil humain. Et lorsqu'elle souhaite endormir, c'est le rose qui l'emporte. Un rouge dilué, connoté gourde ou salope, parfait pour embrumer les esprits et éteindre les méfiances. ☆ Elle s'est fait ligaturer les trompes dans le plus grand secret, Tasha, refusant qu'une créature dans son genre engendre un monstre, de poursuivre ce cercle vicieux, d'infliger à une âme innocente ce qu'on lui a fait subir, à elle. ☆ Elle possède un QI supérieur à Einstein mais en échange, elle est inadaptée socialement, mal armée contre la vie et ses mystères. Mais Tasha s'en fout, rien ne l'attire durablement. ☆ Elle est lucide sur sa condition, lucide sur la nature humaine, lucide sur les hommes, le cul, et le pouvoir et tout ce qui fait tourner le monde. Elle consigne d'ailleurs ses réflexions dans un bouquin qu'elle imagine sociologique. Un jour, elle le publiera et ce sera un truc cru, glauque, brutal. Réel, dans un monde aseptisé. ☆ Tasha fume, de très longues cigarettes mentholées façon années 50 pour se donner une classe folle, la sophistication qu'elle n'a jamais eue et tente d'atteindre à travers ses mimiques qui minaudent et ses tenues qui suggèrent. Avec ses traits fermés, neutre, et ses opales agressives, distances, qui foudroient même lorsqu'elle caresse, elle a des airs d'héroïne Hitchcockienne. ☆ Tasha est magnétique, elle parle du ton sucré qui caresse l'ouïe et de la voix grave, séduisante, que l'on a envie d'écouter. Elle a l'aura des grands et des puissants mais est née du mauvais côté de la fracture sociale. Ça ne fait rien parce qu'elle n'a pas peur d'escalader des montagnes à mains nues, Tasha. Et ce qu'elle vise, c'est le sommet pour mieux tout causer d'importants dégâts. Parce qu'elle est des enragées de la vie, ceux qui sont persuadés de s'être fait baiser à la naissance et qui sont bien décidés à envoyer dans la gueule du destin les dés pipés qu'on leur a filé. Il y a ceux qui naissent résignés, prêts à accepter la vie qui s'offre à eux (une majorité) et il y en a certains, plus rares, qui dégagent une énergie étourdissante, qui ont dans leurs veines un fluide brûlant, dangereux et séduisant. Tasha est de ceux-là. Des acharnés qui se battent, des insatisfaits notoires qui en veulent toujours plus. Elle veut réussir, elle veut briller, elle veut qu'on l'aime, qu'on la regarde, elle veut ton attention et puis aussi la tienne là-bas. ☆ Tasha n'a pas beaucoup de talents cachés puisque aucun n'a été découvert puis développé durant son enfance mais elle s'est révélée à l'université, dans l'équipe de tennis. Son revers du droit est imbattable et pendant qu'elle frappe durement dans une balle, elle tempère un peu de son tempérament féroce.

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Tasha Taylor

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MessageSujet: Re: eyelashes longer than your dick (tasha)   Jeu 20 Avr - 19:32

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MessageSujet: Re: eyelashes longer than your dick (tasha)   Jeu 20 Avr - 19:33

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et c'est à vous, je mets tout ça à jour asap.
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MessageSujet: Re: eyelashes longer than your dick (tasha)   Jeu 20 Avr - 19:38

@Tasha Taylor a écrit:
et c'est à vous, je mets tout ça à jour asap.  

HAHA ON Y CROIT


you know ya lov me
xoxo
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MessageSujet: Re: eyelashes longer than your dick (tasha)   Jeu 20 Avr - 19:40

(je copie ta mise en page des liens juste quand tu la changes. monstre.)
arrête, je l'ai déjà fait, tmtc.
va nous écrire un rp au lieu de souiller ma fiche, merci.
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MessageSujet: Re: eyelashes longer than your dick (tasha)   Dim 23 Avr - 14:57

ta plume est magnifique,
vraiment,
vraiment,
je suis obligée de venir quémander un lien I love you
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MessageSujet: Re: eyelashes longer than your dick (tasha)   Mar 25 Avr - 13:34

merci  
et que dire de la tienne, j'ai dévoré ta fiche ...  
tu avais déjà une petite idée ou on cherche ensemble ?
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MessageSujet: Re: eyelashes longer than your dick (tasha)   Mar 25 Avr - 18:48

moh  I love you
alors alors, je suis pas vraiment venue avec d'idée établie, j'ai pas réflechi, je me devais d'envahir tes liens   mais déjà je pense qu'oana serait littéralement fascinée par tasha, étant presque obsédée par les âmes particulière comme elle, et des regards qui dégagent autant d'émotions comme tasha, oana, elle en rencontre pas tout les jours  I love you tu serais littéralement une inspiration pour elle je pense, à la fois pour elle même et pour ses écrits, ses chansons qu'elle dédie aux âmes rencontrées et qui l'ont marquées     
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